Mon expérience : comment j’ai (essayé) d’arrêter de râler

Il y a maintenant plus d’un mois j’ai regardé la conférence de Christine Lewicki sur « J’arrête de râler ». J’y apprends que l’on râle en moyenne 15 à 30 fois par jours et que la râlerie est définie par :

  • Le ton de la voix
  • Le positionnement : fauteuil de la victime, pointer le coupable. « J’ai raison, il a tord »
  • La justesse de mes propos : on exagère, on en fait un drame
  • Le besoin d’appartenance

Je ne suis pas une grande râleuse, mais j’aime bien tester de nouvelles choses et surtout d’éventuels outils thérapeutiques que je peux, par la suite, proposer à mes patients.

Christine Lewicki nous explique qu’elle s’est lancé un challenge : ne pas râler 21 jours de suite. 21 jours car c’est le temps qu’il faudrait pour créer une nouvelle habitude, de nouvelles connexions neurologiques. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce propos car certaines études mettent en avant qu’il faudrait plus de temps et que cela est difficilement quantifiable. De plus, il y a des habitudes plus facile à générer (manger un pain au chocolat tous les matins) et d’autres plus difficiles (méditer tous les matins).

Pour ce challenge, elle place un bracelet à un de ses poignets et dès qu’elle râle, elle doit le changer de côté. Il lui a fallu 6 mois.

Décidée à mettre en pratique ce challenge, je pars m’acheter un joli petit bracelet ! Les débuts sont difficiles car je commence à râler intérieurement sur des petites choses de la vie quotidienne. Je note déjà qu’il y a les râleries que l’on partage et celles que l’on dit tout bas, pour soi. A chaque fois que je suis sur le point de râler, je me demande ce que je pourrais dire à la place ou comment réagir de façon positive.

C’est là que je me rends compte de l’importance de la râlerie au niveau social. Quand on arrive au boulot nous avons la râlerie facile « Rhoollala encore plein de bouchons ce matin ! », « Pfff qu’est-ce qu’il fait moche aujourd’hui », « J’ai encore mal dormi cette nuit » etc… Pourquoi avons- nous cette mauvaise habitude ? J’ai donc réfléchi à ce que je pourrais dire de positif au lieu d’amener des sujets négatifs !

Depaulis, Psy

Les 3 premières semaines ont été particulièrement difficiles car je me suis aperçue que TOUT le monde râle ! Quand je me suis retrouvée dans le train Toulouse – Lyon avec 1h20 de retard tout le monde s’est mis à râler dans le wagon. Qu’est-ce que cela allait changer à la situation ?

Rien ..  alors j’ai préféré rire de la situation, mettre ma musique et en profiter pour me reposer et lire. De toute façon, j’étais impuissante face à la situation et j’ai préféré utiliser mon énergie pour des choses bien meilleures !

Plus d’un mois et demi après, le bracelet n’est plus à mon bras, non que j’ai réussi le challenge mais par gêne !

De plus,  j’ai eu une semaine de râlerie intensive. Le besoin d’exagérer consciemment de petites choses de la vie quotidienne. Je m’en apercevais, mais cela était bien trop difficile de solliciter l’énergie pour ne pas râler. Cependant, ce qui a changé c’est que ma réflexion a été la suivante : si je râle c’est qu’il y a sûrement des éléments à changer dans mon quotidien. Au lieu d’être victime et passive en râlant, que puis-je faire ? Que puis-je mettre en place ?

Ce challenge, je ne l’aurais pas « réussi » comme énoncé au début, mais j’y ai gagné à mieux observer et comprendre mes râleries et celles des autres. Je suis moins dans la contemplation de celles-ci, mais dans l’action ! « Nous choisissons d’être heureux, n’est-ce pas ? ». Et quand je ressens le besoin de râler, j’y vais à fond et cela devient un plaisir !

Et vous ??? Prêt pour le challenge ?

N’hésitez pas à partager votre expérience 😉

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