Les rêveries compulsives

Nous nous différencions des animaux par notre capacité de réflexion et notamment à la rêverie. Nous avons cette capacité de tout imaginer:

  • des choses impossibles : comme voler ;
  • des choses interdites : comme tuer ;
  • des choses que l’on préfère garder pour soi : devenir le président de la République !

Lors de mes consultations, mes patients peuvent m’évoquer leurs rêves nocturnes, mais aussi leurs rêves diurnes. C’est à dire des rêves que nous faisons totalement éveillés.

rêveries compulsives

 

Il nous est nécessaire de rêver et nous le faisons parfois plus ou moins inconsciemment. N’avez vous jamais eu cette sensation sur la route « Je suis déjà là ? » et de réaliser que vous étiez dans vos pensées, comme un état d’hypnose. Vous avez pu vous imaginer un petit scénario tout en continuant de conduire.

Cela nous permet d’imaginer des projets, des envies et parfois de s’échapper quand la vie présente ne nous offre pas ce que l’on voudrait.

Il y aurait une différence entre nos rêveries diurnes et les « rêveries compulsives » :

Ces rêveries dites compulsives seraient un « mécanisme de défense » face à une réalité trop triste ou trop pauvre en interactions. La notion de compulsion vient du fait que les personnes ne peuvent s’en passer, cela est plus fort et vient diminuer une peur, une angoisse. Ces rêveries, au contraire d’être dynamisantes et agréables, vont devenir limitantes dans les activités.

Il me semble intéressant de vous présenter le témoignage d’un de mes patients qui souffre de ces rêveries compulsives :

« Je passe énormément de temps à faire des rêves éveillés, plusieurs heures par jour.

J’en ai toujours eu honte car j’ai conscience des caractères naïfs et puérils de mes rêves. Ils me mettent toujours en scène et sont souvent extraordinaires. J’arrive à résoudre tous les problèmes, j’ai tous les talents, toutes les réponses. Je rejoue un film, donne une interview imaginaire, revit un moment d’actualité, fait des découvertes scientifiques, résout un problème politique, vit des histoires sentimentales intenses, rejoue des moments de ma vie…

 Je me suis senti anormal aussi, car je vis mes rêves physiquement : je bouge, je gesticule, je remue les lèvres, j’ai des émotions et mon visage est expressif. C’est quelque chose que je n’ai jamais remarqué chez les autres. Je ne les ai jamais surpris en train de faire cela. Et dans la fiction, la rêverie est toujours représentée comme un acte immobile, perdu dans ses pensées, le regard dans le vide. Chez moi, c’est très physique.

Je me cache pour pouvoir rêver. Adolescent, je m’isolais dans des endroits où je savais que je ne pouvais pas être surpris, comme les toilettes ou la salle de bain.

J’organise ma vie autour d’elle. Je choisis des activités compatibles, c’est-à-dire qui ne (me) demande pas une grande concentration et me permettent de m’en aller dans mon imaginaire. Comme la marche ou le jardinage, ou des jeux vidéos répétitifs sans challenge. Au contraire, ma rêverie m’empêche de pratiquer des activités qui demandent  une forte présence intellectuelle. Au bout d’un moment, je décroche. Pour lire un livre, ou regarder un film, par exemple. J’ai tendance à partir au milieu du récit. Il n’est pas rare que je soit obligé de relire une page en arrivant au bout de celle-ci. Ou que je referme régulièrement le livre pour rêver. J’ai beaucoup de mal à être productif.

J’ai besoin de rêverie au quotidien. En présence d’autrui, je me contrôle, mais au bout d’un moment, j’ai besoin de m’isoler pour pouvoir rêver.

La rêverie me permet aussi d’anticiper un événement, et de gérer mon angoisse par rapport à celui-ci. Ou de combattre l’ennui. Et c’est parfois une manière de digérer ce qui se passe dans ma vie : je peux revenir sur une situation pour la décortiquer, l’analyser, trouver des alternatives, en prendre conscience, ou la ressentir, chose que j’ai énormément de mal à faire sur l’instant présent, où je suis plutôt dans l’observation et le détachement.

Je souffre de phobie sociale, et je pensais que ma rêverie était un moyen de compensation. Que j’avais en imaginaire les nourritures sociales, émotionnelles, affectives, intellectuelles que je n’avais pas dans la vraie vie. Et je pensais qu’avec la diminution de ma phobie sociale, ma propension à la rêverie partirait.

Or, j’ai l’impression qu’elle est devenue autonome. Comme une addiction.

Un peu comme la poule et l’oeuf, je ne sais plus si ma rêverie est une cause ou une conséquence de ma phobie sociale. Elle fait partie de moi et de mon fonctionnement.

Je suis dans un cercle vicieux. Je rêve pour échapper à l’insatisfaction de mon quotidien et pouvoir ressentir ce qui me manque (émotions, estime de soi, sentiment d’accomplissement…), et ce faisant, je m’enferme dans un monde virtuel qui m’isole et accroît mes difficultés sociales et mes incompétences. Quand je retourne à la réalité, je retrouve mes angoisses et mon sentiment de vide, que je fuis avec encore plus de rêverie. »

Voici un extrait du blog du Bureau de Paralettre qui met en avant dans ses rêveries dites compulsives, un ami imaginaire « Philippe, le docteur »:

« Les séquelles sont donc psychologiques. Le docteur ne m’a jamais abandonnée et m’a suivie partout, toute ma vie (encore aujourd’hui). Au cours de mon adolescence, j’ai passé plus de temps à construire sa personnalité que la mienne. J’adorais m’isoler et me perdre dans des rêveries animées où je prêtais ma voix et mes facultés mentales ou émotives à Philippe (le docteur), de même qu’à ses amis, pour qu’il puisse avoir une vie bien remplie. La lecture, le cinéma et certaines personnes m’inspiraient, mais je créais tout, de A à Z pour Philippe. D’ailleurs, je me suis intéressée au fonctionnement du cerveau et aux neurosciences dès l’âge de 25 ans. J’ai lu des tas d’articles de vulgarisation scientifique. Je tenais à développer les connaissances de Philippe et rendre plus crédibles mes rêveries quotidiennes et détaillées. L’épilepsie « nous » fascinait, mais surtout l’aphasie et les mécanismes cérébraux du langage. Pendant des années, dans mes rêveries, je perdais l’usage de la parole et Philippe m’aidait à le retrouver.« 

Si vous avez des questions ou souhaitez partager votre témoignage, vous pouvez m’envoyer un message.

12 réponses
  1. Cindy
    Cindy says:

    Bonjour,
    J’ai 30 ans, je suis timide, effacée, je manque de confiance en moi et je n’arrive pas à communiquer avec les gens. Dès que j’en ai l’occasion je me renferme dans mes rêveries compulsives. Je n’invente pas un monde imaginaire où j’aurais des supers pouvoirs mais je revis mon quotidien en imaginant que je suis ouverte aux autres, que j’ai une facilité à communiquer et plaisanter avec les gens qui m’entourent et je profite de la vie au maximum.
    Exemple:
    1) Je suis aller à une soirée d’anniversaire. Je me sentait mal à l’aise, j’était incapable de m’avancer vers quelqu’un pour entamer une conversation. C’était horrible, j’était comme figée avec un nœud à l’estomac. Du coup, je me suis mise dans un coin et je me suis faites très discrète. Pendant plusieurs jours je me suis repassée cette soirée en imaginant que j’était à l’aise, que je parlais avec tout le monde,que je dansais, que j’avais vécu une super soirée alors que ce n’était pas le cas.
    2) Au boulot je suis dans ma bulle et je fais mon travail un peu comme un robot. Quand je vois mes collègues discuter et plaisanter avec autant de facilité, je me demande « comment elles font, pourquoi je n’y arrive pas? » Résultat je repasse la scène où je les vois plaisanter et je m’imagine avec elles à rire et parler.
    Quand je suis dans mes rêveries je suis heureuse, je me sent libre, je n’ai pas peur de ce que peuvent penser les autres de moi. Mais quand je revient à la réalité je me sent très mal, triste et vide car j’ai l’impression que mes rêveries sont irréalisables et me servent uniquement d’échappatoire. Je n’arrive pas à parler car j’ai peur d’être inintéressante, de dire des bêtises, de bafouiller et que l’on se moque de moi. En plus de ça je rougis très facilement et je trouve cela très gênant.
    Si j’arrive à surmonter mes peurs et mes appréhensions et que j’arrive à communiquer avec les personnes qui m’entourent, est-ce-que mes rêverie compulsives s’arrêteront?

  2. Delta
    Delta says:

    De là à dire que c’est une maladie c’est carrément ôté la liberté de l’individu. Des psychiatres tentent de faire passer la rêverie compulsive comme une pathologie ce que je trouve scandaleux. À la limite je dirais que c’est une sorte de trouble du comportement mais sûrement pas une maladie. Renseignez-vous sur l’idée de savoir à qui cela profite au final… je pense qu’il faut adapter au moeux de nos capacités l’imaginaire à la réalité et que les personnes qui souffrent d’inspiration trop envahissante peuvent se débrouiller pour vivre un peu plus sereinement. Toujours est-il qu’il faut arrêter de coller le mot maladie sur tout ce qui bouge et apprendre à laisser parler ses émotions telles qu’elles sont. Il faut arrêter de repprocher à son esprit son côté trop « extrême ». S’il agit comme il agit c’est qu’il a raison même si on ne comprend pas pourquoi. Enfin bref il faudrait que la psychiatrie cesse de diaboliser autant le cerveau des gens en leur faisant peur. C’est presque aussi nocif que la religion…

    J’ai corrigé mes petites fautes…

  3. David/Ramsey
    David/Ramsey says:

    Ah, le blog parle de « Philippe, le docteur »; eh bien je vais vous parler de « Ramsey, la pop star ». Avant tout j’aimerais dire à Delta qu’il se trompe complètement. Mais je le comprend et j’espère qu’il aura la chance de rencontrer un vrai cas de rêverie compulsive.

    Bon revenons à la pop star (Ramsey). Je tiens à vous dire que je n’ai pas honte de vous (enfin un tout petit peu mais ça ne compte pas) puisque je vous écris depuis Kinshasa (surprise! 🙂 )

    Alors voilà, j’avais l’habitude de rêvasser depuis mes 8-9 ans si je m’en souvient. Et déjà à cette âge là c’était intense car à certains moments ça passait par des gestes physique et des émotions. Bon à cet âge là je trouvais cela normal. Puis j’ai eu 10 ans puis 11 puis 12, 13, 14, 15 et 16 ans et c’est là que les choses ont commencé à empirer.

    J’avais tenté de rentrer en contact avec mon père (je n’avais pas eu la chance de grandir à ses cotes) mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme je l’avais souhaité. Alors j’ai recommencé à rêver et je me suis rendu compte que je le faisait déjà quand j’avais 9 ans. Sauf que là c’était moins intense puisque je me donnais également à font sur mes cours. Dès cette âge je sentais déjà que quelque chose n’allait pas.

    Puis j’ai eu 18 ans et je suis allé à l’Université. J’étais très confiant j’avais toujours été un élève modèle durant tout mon parcours scolaire (à au moins 80%) et donc je me voyais bien continuer sur cette lancée jusqu’à l’Université.

    Une fois de plus les choses ne se se passeront pas comme prévu. Le domaine dans le quel je comptais faire mes études n’est pas disponible dans la « grande » université où, avec le consentement de tout le monde (y compris mon père que je n’avais pas encore rencontré en vrai, ma mère et moi même), je devais faire mes études.

    Au même moment j’essaie de rencontrer mon père et cette fois ça marche. Après 18 ans d’existence en le rencontre enfin! J’aurais pu être heureux mais une fois de plus les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite…
    je commence alors à voir en cet homme qu’est mon père, une ignoble personne dont je me serais passé (très longue histoire).

    Et l’Université, vous demandez-vous? Et bien c’est la catastrophe.
    Après avoir changé de domaine puisque j’étais obligé de m’adapter à la situation de mon pays. Je me retrouve alors dans une faculté que je n’aime pas (et alors pas du tout). De plus la qualité d’études proposé n’est pas très encourageant. Mon père qui me lâche, les mauvaise notes qui pleuvent…

    Pour oublier tout ça, je replonge alors dans mes rêveries, là où je les avais laissé il y a 2 ans (quand j’avais 16 ans) et commence alors à « construire la personnalité » de cette star de la chanson que j’appellerais alors « Ramsey ».

    Qui est Ramsey ? C’est un mec beau
    (ce n’est pas Zayn malik non plus hein) au yeux vert qui à une voix aussi belle que celle d’Adèle (au masculin mais avec les 4 octaves. Il faut bien qu’il assure niveau vocal pour rafflyer ses récompenses). Ramsey est auteur-compositeur-interprète de talent. Il a très souvent raflé des grammy awards, des BRITs awards et toute ces récompense de la musique. Pour enrichir cette Pop star (qui est toujours en quête d’attention et un peu trop capricieux à mon goût 🙂 ) j’ai lu des tas d’articles sur la pop culture.
    A l’heure actuel, Ramsey rivalise avec des grands noms tel qu’Adèle, Taylor Swift, Bruno mars ou encore Justin Bieber. Son succès est sans égale sur la pop culture. A l’heure où les disque ne se vendent plus comme avant (sauf Adèle bien sûr, je suis un grand fan vous l’aurez compris) eh bien Ramsey lui écris ses albums et les vents par millions. (D’ailleurs son plus vendus jusqu’ici s’intitule « Beautiful Madness », c’est quelque chose du genre 40 millions d’exemplaires vendu à travers le monde dont plus de 2 millions d’exemplaires rien qu’en France) bref ce mec là est du même rang qu’Adèle, Michael Jackson, Beyoncé ou encore Elton.

    Vous voyez un peu le délire ?! Parfois je me dis que je deviens fou. Et le pire c’est que je ne contrôle pas tout ça. Ou alors il faut un effort presqu’impossible pour revenir à la réalité. Inutile de vous dire qu’à Kinshasa nous n’avons pas de psychologue (enfin pas tant que je sache).

    Le retour à la réalité ? Ahlala, la honte…
    Je me dis qu’au lieu de rêvasser j’aurais mieux fais de réviser mes cours (que je déteste) ou alors de chercher autre chose à faire…

    J’ai commencer à m’éloigner de mes proches (je l’ai tout de suite senti) je me demandais si j’étais le seul à avoir ce « truc » ou si il y a également d’autres personnes qui, comme moi, ne se sentent pas du tout normal avec ce genre d’idées en tête.

    Heureusement qu’il y a internet hein. Sinon je n’aurai pas trouvé ce blog.

  4. Nanou
    Nanou says:

    Bonjour

    Je pense souffrir de trouble de rêverie compulsive.
    Je fais tous les soirs des rêves qui sont toujours à mon avantage, ces rêves sont issues soit d’un film, musique ou situation dans la vie réelle. Et tous au long de mes rêves j inclus des moments où situation que j’ai réellement vécu. Dans mes rêves , je suis toujours le centre du monde tout me réussi, professionnellement et personnellement je m’imagine amoureuse (soit d’un footballeur, un trafiquant, un policier, prince et même des fois je rêve d’un inconnu charmant que j’ai croisé). Au début tout est rose et après j imagine dés obstacle à notre amour et après des réconciliations. Dans mes rêves je suis toujours très riche et la plus belle.
    Ces rêves me fatiguent je suis toujours fatigué même lorsque je fais pas grand chose.
    De plus, j’ai l’impression d’avoir une double personnalité :
    -avec ma famille je suis très extravertie je dis ce que je pense et je suis même colérique
    -alors que avec mes amis et les autres que ce soit quand j’etais A l’école, au travail ou quand je fais mes courses : je suis très introverti je ne vais jamais au conflits je perds facilement les mot je déteste croisé des personnes que je connais, pas parce que je les aiment pas mais je ne sais pas comment réagir du coup j’essaye de les éviter. Même quand je parle à plus d’un personne je me sens pas bien, peur d’etre Jugé, je bégaye je ne trouve pas mes mots j’ai du mal à m’expriMer

  5. Sarah
    Sarah says:

    Bonjour
    Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attends en laissant ce commentaire puisque personne n’a rien ajouté sur ce blog depuis 2017 ( ce qui est plutôt triste)
    Bon alors je pense souffrir de trouble de rêverie compulsive
    J’ai 14 ans, et on va dire que je ne suis pas quelqu’un de très extravertie, je n’aime pas être trop entourée, je me sens mal à l’aise quand il y a trop de monde autour de moi, alors je préfère m’isoler, et rêver. J’ai un peu honte quand même, car mes « rêves » sont tout ce qu’il y a de plus futile. Je n’ose pas en parler autour de moi, de peur qu’on me rigole au nez en me disant que je suis hypocondriaque. Je n’ai pas beaucoup d’amis (pour ne pas dire aucun), et ça me manque quand même un peu, mais je m’en sors quand même. Je vis ma vie « réelle » avec détachement, comme si rien n’avait vraiment de l’importance. Je vais en cours en espérant que personne ne me parle et que je puisse rêver tranquillement. J’attends que le temps passe et que je puisse enfin mettre mes écouteurs et rêver.
    Avant je ne connaissais pas ce trouble et je pensais d’abord que c’était normal, puis j’ai cru que j’étais la seule à qui ce genre de chose arrivait ( la contraire m’ a beaucoup rassuré). J’appelais ça « partir », ou m’évader.
    Mais au fond je n’ai pas envie que ça s’arrête, je ne pense pas pouvoir arrêter, j’ai bien essayé, mais c’est trop dur, je n’arrive pas à me contrôler. C’est comme si on pense « ne pense pas à … », et bien rien qu’en se disant ça, on y pense. Alors peut-être que je n’ai pas assez de volonté, mais je sais que si je ne peux plus « m’évader », je vais sûrement tomber en dépression, et m’isoler de tout. C’est plus qu’une simple envie de partir de ma vie « réelle », c’est un BESOIN, au même titre que boire ou manger.
    Alors voilà, en espérant que quelqu’un lise ce commentaire et aie la gentillesse de me répondre ( n’importe quoi, ça fait toujours plaisir), je vous souhaite une bonne soirée
    (on dirait une lettre de motivation ma fin)

  6. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Sarah, merci pour l’intérêt que tu portes à mon blog et particulièrement à cet article. En effet, je n’ai pas ajouté de nouveaux articles sur mon blog depuis un moment car je ne prends pas le temps en raison de mon activité en libérale et d’autres projets professionnels. Les idées et l’envie et là! Je reviendrai avec de nouveaux articles.
    Je comprends cette notion de « besoin » concernant les rêveries et je trouve que pour ton jeune âge, ton analyse et ta réflexion très matures. Savoir que l’on est pas la/le seul(e) est déjà rassurant, mais ne suffit pas. As-tu une question en particulier que tu aimerais poser ?
    Bien cordialement,

  7. Bastien
    Bastien says:

    Bonjour, je m’adresse à toute personne pouvant apporter des réponses/solutions au problème qu’est la rêverie compulsive.
    Je m’explique, j’ai 20 ans et je suis également plutôt introverti dans la vie (comme toutes les personnes concernées d’après mes recherches), et je passe plusieurs heures par jour à mettre en scène ma vie (je revis des moments où alors j’en anticipe d’autres) en m’imaginent extraverti, sans problème de confiance et avec une repartie digne des grands politiciens. J’attirerai l’attention sur un détail: La musique, je suis incapable de rêver sans etre en train d’écouter mes musiques, qui deviennent des « déclencheurs » de rêveries. Je me plonge un peu comme dans un clip/film et me met en scène sur les différents sentiments que me procurent la musique en question (tres spécifique à chaque fois). Je me vois en star ou en train de danser sans gêne, ou simplement entourer de mes amis/famille qui me respectent et m’admirent pour une personnalité forte et des talents insoupçonnés. Je pense que ces rêveries entraînent un gouffre entre la vision qu’on a de nous et notre ego, ce qui renforce le manque de confiance en soi. Ce problème touche beaucoup de personnes mais très peu de conseils et analyses sérieuses existent. Je cherche donc des aides/témoignages sur les forums en espérant ne pas être seul à chercher une solution.

  8. Cécile
    Cécile says:

    Bonjour,
    j’ai beaucoup apprécié votre article. Je l’ai trouvé car je souffre aussi de rêveries compulsives, depuis l’adolescence, mais par période.
    Comment chasser ces rêveries ?
    Je vous remercie

  9. Sarah
    Sarah says:

    Bonjour, et je ne pense pas avoir une question en tête, merci de votre réponse d’ailleurs, ça me touche beaucoup. Je ne sais plus vraiment quoi dire maintenant, j’ai déjà tout écrit dans mon dernier commentaire. Mais rien que le fait de l’écrire, je pense que ça m’a aidé, alors juste pour ça, merci d’avoir créer ce blog,

  10. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup Bastien pour votre partage. Cela est toujours très intéressant de savoir quelles formes cela peut prendre. Je constate que c’est un sujet qui touche de nombreuses personnes et qu’en effet il y a trop peu de réponses et de solution. Une première étape est de mettre un mot, de savoir que nous ne sommes pas seul.

  11. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Cécile, merci pour votre retour. La question est déjà de savoir en quoi cela vous gène ? Qu’est-ce qu’elles vous apportent (en bénéfices et inconvénients) ? En fonction de cela, plusieurs « outils thérapeutiques » peuvent être proposés.

  12. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup Sarah pour ton retour! Cet article est celui qui suscite le plus d’intérêts et de commentaires. Cela me donne envie d’approfondir cette question et de vous apporter d’avantage de « solutions ». Si déjà le fait d’écrire t’a fait du bien, j’en suis sincèrement ravie.

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