Les rêveries compulsives

Nous nous différencions des animaux par notre capacité de réflexion et notamment à la rêverie. Nous avons cette capacité de tout imaginer:

  • des choses impossibles : comme voler ;
  • des choses interdites : comme tuer ;
  • des choses que l’on préfère garder pour soi : devenir le président de la République !

Lors de mes consultations, mes patients peuvent m’évoquer leurs rêves nocturnes, mais aussi leurs rêves diurnes. C’est à dire des rêves que nous faisons totalement éveillés.

rêveries compulsives

 

Il nous est nécessaire de rêver et nous le faisons parfois plus ou moins inconsciemment. N’avez vous jamais eu cette sensation sur la route « Je suis déjà là ? » et de réaliser que vous étiez dans vos pensées, comme un état d’hypnose. Vous avez pu vous imaginer un petit scénario tout en continuant de conduire.

Cela nous permet d’imaginer des projets, des envies et parfois de s’échapper quand la vie présente ne nous offre pas ce que l’on voudrait.

Il y aurait une différence entre nos rêveries diurnes et les « rêveries compulsives » :

Ces rêveries dites compulsives seraient un « mécanisme de défense » face à une réalité trop triste ou trop pauvre en interactions. La notion de compulsion vient du fait que les personnes ne peuvent s’en passer, cela est plus fort et vient diminuer une peur, une angoisse. Ces rêveries, au contraire d’être dynamisantes et agréables, vont devenir limitantes dans les activités.

Il me semble intéressant de vous présenter le témoignage d’un de mes patients qui souffre de ces rêveries compulsives :

« Je passe énormément de temps à faire des rêves éveillés, plusieurs heures par jour.

J’en ai toujours eu honte car j’ai conscience des caractères naïfs et puérils de mes rêves. Ils me mettent toujours en scène et sont souvent extraordinaires. J’arrive à résoudre tous les problèmes, j’ai tous les talents, toutes les réponses. Je rejoue un film, donne une interview imaginaire, revit un moment d’actualité, fait des découvertes scientifiques, résout un problème politique, vit des histoires sentimentales intenses, rejoue des moments de ma vie…

 Je me suis senti anormal aussi, car je vis mes rêves physiquement : je bouge, je gesticule, je remue les lèvres, j’ai des émotions et mon visage est expressif. C’est quelque chose que je n’ai jamais remarqué chez les autres. Je ne les ai jamais surpris en train de faire cela. Et dans la fiction, la rêverie est toujours représentée comme un acte immobile, perdu dans ses pensées, le regard dans le vide. Chez moi, c’est très physique.

Je me cache pour pouvoir rêver. Adolescent, je m’isolais dans des endroits où je savais que je ne pouvais pas être surpris, comme les toilettes ou la salle de bain.

J’organise ma vie autour d’elle. Je choisis des activités compatibles, c’est-à-dire qui ne (me) demande pas une grande concentration et me permettent de m’en aller dans mon imaginaire. Comme la marche ou le jardinage, ou des jeux vidéos répétitifs sans challenge. Au contraire, ma rêverie m’empêche de pratiquer des activités qui demandent  une forte présence intellectuelle. Au bout d’un moment, je décroche. Pour lire un livre, ou regarder un film, par exemple. J’ai tendance à partir au milieu du récit. Il n’est pas rare que je soit obligé de relire une page en arrivant au bout de celle-ci. Ou que je referme régulièrement le livre pour rêver. J’ai beaucoup de mal à être productif.

J’ai besoin de rêverie au quotidien. En présence d’autrui, je me contrôle, mais au bout d’un moment, j’ai besoin de m’isoler pour pouvoir rêver.

La rêverie me permet aussi d’anticiper un événement, et de gérer mon angoisse par rapport à celui-ci. Ou de combattre l’ennui. Et c’est parfois une manière de digérer ce qui se passe dans ma vie : je peux revenir sur une situation pour la décortiquer, l’analyser, trouver des alternatives, en prendre conscience, ou la ressentir, chose que j’ai énormément de mal à faire sur l’instant présent, où je suis plutôt dans l’observation et le détachement.

Je souffre de phobie sociale, et je pensais que ma rêverie était un moyen de compensation. Que j’avais en imaginaire les nourritures sociales, émotionnelles, affectives, intellectuelles que je n’avais pas dans la vraie vie. Et je pensais qu’avec la diminution de ma phobie sociale, ma propension à la rêverie partirait.

Or, j’ai l’impression qu’elle est devenue autonome. Comme une addiction.

Un peu comme la poule et l’oeuf, je ne sais plus si ma rêverie est une cause ou une conséquence de ma phobie sociale. Elle fait partie de moi et de mon fonctionnement.

Je suis dans un cercle vicieux. Je rêve pour échapper à l’insatisfaction de mon quotidien et pouvoir ressentir ce qui me manque (émotions, estime de soi, sentiment d’accomplissement…), et ce faisant, je m’enferme dans un monde virtuel qui m’isole et accroît mes difficultés sociales et mes incompétences. Quand je retourne à la réalité, je retrouve mes angoisses et mon sentiment de vide, que je fuis avec encore plus de rêverie. »

Voici un extrait du blog du Bureau de Paralettre qui met en avant dans ses rêveries dites compulsives, un ami imaginaire « Philippe, le docteur »:

« Les séquelles sont donc psychologiques. Le docteur ne m’a jamais abandonnée et m’a suivie partout, toute ma vie (encore aujourd’hui). Au cours de mon adolescence, j’ai passé plus de temps à construire sa personnalité que la mienne. J’adorais m’isoler et me perdre dans des rêveries animées où je prêtais ma voix et mes facultés mentales ou émotives à Philippe (le docteur), de même qu’à ses amis, pour qu’il puisse avoir une vie bien remplie. La lecture, le cinéma et certaines personnes m’inspiraient, mais je créais tout, de A à Z pour Philippe. D’ailleurs, je me suis intéressée au fonctionnement du cerveau et aux neurosciences dès l’âge de 25 ans. J’ai lu des tas d’articles de vulgarisation scientifique. Je tenais à développer les connaissances de Philippe et rendre plus crédibles mes rêveries quotidiennes et détaillées. L’épilepsie « nous » fascinait, mais surtout l’aphasie et les mécanismes cérébraux du langage. Pendant des années, dans mes rêveries, je perdais l’usage de la parole et Philippe m’aidait à le retrouver.« 

Si vous avez des questions ou souhaitez partager votre témoignage, vous pouvez m’envoyer un message.

 

Mise à jour le 10 juillet 2018: 

Cela fait 3 ans que j’ai écris cet article et il suscite de nombreux commentaires et messages. Je tiens tout d’abord à remercier toutes les personnes qui ont partagé leur histoire, leur vécu. Cela est d’une richesse infinie et peut permettre à d’autres personnes de se sentir moins seuls et mieux compris.

J’ai découvert les rêveries compulsives grâce à un patient et j’ai souhaité écrire cet article car je ne trouvais pas d’informations à ce sujet.

Suite à vos nombreux retours, je souhaite approfondir mes recherches. Aussi, dès que j’aurai des éléments complémentaires et pertinents je vous en ferai part sur le blog.

Merci.

55 réponses
  1. Cindy
    Cindy says:

    Bonjour,
    J’ai 30 ans, je suis timide, effacée, je manque de confiance en moi et je n’arrive pas à communiquer avec les gens. Dès que j’en ai l’occasion je me renferme dans mes rêveries compulsives. Je n’invente pas un monde imaginaire où j’aurais des supers pouvoirs mais je revis mon quotidien en imaginant que je suis ouverte aux autres, que j’ai une facilité à communiquer et plaisanter avec les gens qui m’entourent et je profite de la vie au maximum.
    Exemple:
    1) Je suis aller à une soirée d’anniversaire. Je me sentait mal à l’aise, j’était incapable de m’avancer vers quelqu’un pour entamer une conversation. C’était horrible, j’était comme figée avec un nœud à l’estomac. Du coup, je me suis mise dans un coin et je me suis faites très discrète. Pendant plusieurs jours je me suis repassée cette soirée en imaginant que j’était à l’aise, que je parlais avec tout le monde,que je dansais, que j’avais vécu une super soirée alors que ce n’était pas le cas.
    2) Au boulot je suis dans ma bulle et je fais mon travail un peu comme un robot. Quand je vois mes collègues discuter et plaisanter avec autant de facilité, je me demande « comment elles font, pourquoi je n’y arrive pas? » Résultat je repasse la scène où je les vois plaisanter et je m’imagine avec elles à rire et parler.
    Quand je suis dans mes rêveries je suis heureuse, je me sent libre, je n’ai pas peur de ce que peuvent penser les autres de moi. Mais quand je revient à la réalité je me sent très mal, triste et vide car j’ai l’impression que mes rêveries sont irréalisables et me servent uniquement d’échappatoire. Je n’arrive pas à parler car j’ai peur d’être inintéressante, de dire des bêtises, de bafouiller et que l’on se moque de moi. En plus de ça je rougis très facilement et je trouve cela très gênant.
    Si j’arrive à surmonter mes peurs et mes appréhensions et que j’arrive à communiquer avec les personnes qui m’entourent, est-ce-que mes rêverie compulsives s’arrêteront?

  2. Delta
    Delta says:

    De là à dire que c’est une maladie c’est carrément ôté la liberté de l’individu. Des psychiatres tentent de faire passer la rêverie compulsive comme une pathologie ce que je trouve scandaleux. À la limite je dirais que c’est une sorte de trouble du comportement mais sûrement pas une maladie. Renseignez-vous sur l’idée de savoir à qui cela profite au final… je pense qu’il faut adapter au moeux de nos capacités l’imaginaire à la réalité et que les personnes qui souffrent d’inspiration trop envahissante peuvent se débrouiller pour vivre un peu plus sereinement. Toujours est-il qu’il faut arrêter de coller le mot maladie sur tout ce qui bouge et apprendre à laisser parler ses émotions telles qu’elles sont. Il faut arrêter de repprocher à son esprit son côté trop « extrême ». S’il agit comme il agit c’est qu’il a raison même si on ne comprend pas pourquoi. Enfin bref il faudrait que la psychiatrie cesse de diaboliser autant le cerveau des gens en leur faisant peur. C’est presque aussi nocif que la religion…

    J’ai corrigé mes petites fautes…

  3. David/Ramsey
    David/Ramsey says:

    Ah, le blog parle de « Philippe, le docteur »; eh bien je vais vous parler de « Ramsey, la pop star ». Avant tout j’aimerais dire à Delta qu’il se trompe complètement. Mais je le comprend et j’espère qu’il aura la chance de rencontrer un vrai cas de rêverie compulsive.

    Bon revenons à la pop star (Ramsey). Je tiens à vous dire que je n’ai pas honte de vous (enfin un tout petit peu mais ça ne compte pas) puisque je vous écris depuis Kinshasa (surprise! 🙂 )

    Alors voilà, j’avais l’habitude de rêvasser depuis mes 8-9 ans si je m’en souvient. Et déjà à cette âge là c’était intense car à certains moments ça passait par des gestes physique et des émotions. Bon à cet âge là je trouvais cela normal. Puis j’ai eu 10 ans puis 11 puis 12, 13, 14, 15 et 16 ans et c’est là que les choses ont commencé à empirer.

    J’avais tenté de rentrer en contact avec mon père (je n’avais pas eu la chance de grandir à ses cotes) mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme je l’avais souhaité. Alors j’ai recommencé à rêver et je me suis rendu compte que je le faisait déjà quand j’avais 9 ans. Sauf que là c’était moins intense puisque je me donnais également à font sur mes cours. Dès cette âge je sentais déjà que quelque chose n’allait pas.

    Puis j’ai eu 18 ans et je suis allé à l’Université. J’étais très confiant j’avais toujours été un élève modèle durant tout mon parcours scolaire (à au moins 80%) et donc je me voyais bien continuer sur cette lancée jusqu’à l’Université.

    Une fois de plus les choses ne se se passeront pas comme prévu. Le domaine dans le quel je comptais faire mes études n’est pas disponible dans la « grande » université où, avec le consentement de tout le monde (y compris mon père que je n’avais pas encore rencontré en vrai, ma mère et moi même), je devais faire mes études.

    Au même moment j’essaie de rencontrer mon père et cette fois ça marche. Après 18 ans d’existence en le rencontre enfin! J’aurais pu être heureux mais une fois de plus les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite…
    je commence alors à voir en cet homme qu’est mon père, une ignoble personne dont je me serais passé (très longue histoire).

    Et l’Université, vous demandez-vous? Et bien c’est la catastrophe.
    Après avoir changé de domaine puisque j’étais obligé de m’adapter à la situation de mon pays. Je me retrouve alors dans une faculté que je n’aime pas (et alors pas du tout). De plus la qualité d’études proposé n’est pas très encourageant. Mon père qui me lâche, les mauvaise notes qui pleuvent…

    Pour oublier tout ça, je replonge alors dans mes rêveries, là où je les avais laissé il y a 2 ans (quand j’avais 16 ans) et commence alors à « construire la personnalité » de cette star de la chanson que j’appellerais alors « Ramsey ».

    Qui est Ramsey ? C’est un mec beau
    (ce n’est pas Zayn malik non plus hein) au yeux vert qui à une voix aussi belle que celle d’Adèle (au masculin mais avec les 4 octaves. Il faut bien qu’il assure niveau vocal pour rafflyer ses récompenses). Ramsey est auteur-compositeur-interprète de talent. Il a très souvent raflé des grammy awards, des BRITs awards et toute ces récompense de la musique. Pour enrichir cette Pop star (qui est toujours en quête d’attention et un peu trop capricieux à mon goût 🙂 ) j’ai lu des tas d’articles sur la pop culture.
    A l’heure actuel, Ramsey rivalise avec des grands noms tel qu’Adèle, Taylor Swift, Bruno mars ou encore Justin Bieber. Son succès est sans égale sur la pop culture. A l’heure où les disque ne se vendent plus comme avant (sauf Adèle bien sûr, je suis un grand fan vous l’aurez compris) eh bien Ramsey lui écris ses albums et les vents par millions. (D’ailleurs son plus vendus jusqu’ici s’intitule « Beautiful Madness », c’est quelque chose du genre 40 millions d’exemplaires vendu à travers le monde dont plus de 2 millions d’exemplaires rien qu’en France) bref ce mec là est du même rang qu’Adèle, Michael Jackson, Beyoncé ou encore Elton.

    Vous voyez un peu le délire ?! Parfois je me dis que je deviens fou. Et le pire c’est que je ne contrôle pas tout ça. Ou alors il faut un effort presqu’impossible pour revenir à la réalité. Inutile de vous dire qu’à Kinshasa nous n’avons pas de psychologue (enfin pas tant que je sache).

    Le retour à la réalité ? Ahlala, la honte…
    Je me dis qu’au lieu de rêvasser j’aurais mieux fais de réviser mes cours (que je déteste) ou alors de chercher autre chose à faire…

    J’ai commencer à m’éloigner de mes proches (je l’ai tout de suite senti) je me demandais si j’étais le seul à avoir ce « truc » ou si il y a également d’autres personnes qui, comme moi, ne se sentent pas du tout normal avec ce genre d’idées en tête.

    Heureusement qu’il y a internet hein. Sinon je n’aurai pas trouvé ce blog.

  4. Nanou
    Nanou says:

    Bonjour

    Je pense souffrir de trouble de rêverie compulsive.
    Je fais tous les soirs des rêves qui sont toujours à mon avantage, ces rêves sont issues soit d’un film, musique ou situation dans la vie réelle. Et tous au long de mes rêves j inclus des moments où situation que j’ai réellement vécu. Dans mes rêves , je suis toujours le centre du monde tout me réussi, professionnellement et personnellement je m’imagine amoureuse (soit d’un footballeur, un trafiquant, un policier, prince et même des fois je rêve d’un inconnu charmant que j’ai croisé). Au début tout est rose et après j imagine dés obstacle à notre amour et après des réconciliations. Dans mes rêves je suis toujours très riche et la plus belle.
    Ces rêves me fatiguent je suis toujours fatigué même lorsque je fais pas grand chose.
    De plus, j’ai l’impression d’avoir une double personnalité :
    -avec ma famille je suis très extravertie je dis ce que je pense et je suis même colérique
    -alors que avec mes amis et les autres que ce soit quand j’etais A l’école, au travail ou quand je fais mes courses : je suis très introverti je ne vais jamais au conflits je perds facilement les mot je déteste croisé des personnes que je connais, pas parce que je les aiment pas mais je ne sais pas comment réagir du coup j’essaye de les éviter. Même quand je parle à plus d’un personne je me sens pas bien, peur d’etre Jugé, je bégaye je ne trouve pas mes mots j’ai du mal à m’expriMer

  5. Sarah
    Sarah says:

    Bonjour
    Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attends en laissant ce commentaire puisque personne n’a rien ajouté sur ce blog depuis 2017 ( ce qui est plutôt triste)
    Bon alors je pense souffrir de trouble de rêverie compulsive
    J’ai 14 ans, et on va dire que je ne suis pas quelqu’un de très extravertie, je n’aime pas être trop entourée, je me sens mal à l’aise quand il y a trop de monde autour de moi, alors je préfère m’isoler, et rêver. J’ai un peu honte quand même, car mes « rêves » sont tout ce qu’il y a de plus futile. Je n’ose pas en parler autour de moi, de peur qu’on me rigole au nez en me disant que je suis hypocondriaque. Je n’ai pas beaucoup d’amis (pour ne pas dire aucun), et ça me manque quand même un peu, mais je m’en sors quand même. Je vis ma vie « réelle » avec détachement, comme si rien n’avait vraiment de l’importance. Je vais en cours en espérant que personne ne me parle et que je puisse rêver tranquillement. J’attends que le temps passe et que je puisse enfin mettre mes écouteurs et rêver.
    Avant je ne connaissais pas ce trouble et je pensais d’abord que c’était normal, puis j’ai cru que j’étais la seule à qui ce genre de chose arrivait ( la contraire m’ a beaucoup rassuré). J’appelais ça « partir », ou m’évader.
    Mais au fond je n’ai pas envie que ça s’arrête, je ne pense pas pouvoir arrêter, j’ai bien essayé, mais c’est trop dur, je n’arrive pas à me contrôler. C’est comme si on pense « ne pense pas à … », et bien rien qu’en se disant ça, on y pense. Alors peut-être que je n’ai pas assez de volonté, mais je sais que si je ne peux plus « m’évader », je vais sûrement tomber en dépression, et m’isoler de tout. C’est plus qu’une simple envie de partir de ma vie « réelle », c’est un BESOIN, au même titre que boire ou manger.
    Alors voilà, en espérant que quelqu’un lise ce commentaire et aie la gentillesse de me répondre ( n’importe quoi, ça fait toujours plaisir), je vous souhaite une bonne soirée
    (on dirait une lettre de motivation ma fin)

  6. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Sarah, merci pour l’intérêt que tu portes à mon blog et particulièrement à cet article. En effet, je n’ai pas ajouté de nouveaux articles sur mon blog depuis un moment car je ne prends pas le temps en raison de mon activité en libérale et d’autres projets professionnels. Les idées et l’envie et là! Je reviendrai avec de nouveaux articles.
    Je comprends cette notion de « besoin » concernant les rêveries et je trouve que pour ton jeune âge, ton analyse et ta réflexion très matures. Savoir que l’on est pas la/le seul(e) est déjà rassurant, mais ne suffit pas. As-tu une question en particulier que tu aimerais poser ?
    Bien cordialement,

  7. Bastien
    Bastien says:

    Bonjour, je m’adresse à toute personne pouvant apporter des réponses/solutions au problème qu’est la rêverie compulsive.
    Je m’explique, j’ai 20 ans et je suis également plutôt introverti dans la vie (comme toutes les personnes concernées d’après mes recherches), et je passe plusieurs heures par jour à mettre en scène ma vie (je revis des moments où alors j’en anticipe d’autres) en m’imaginent extraverti, sans problème de confiance et avec une repartie digne des grands politiciens. J’attirerai l’attention sur un détail: La musique, je suis incapable de rêver sans etre en train d’écouter mes musiques, qui deviennent des « déclencheurs » de rêveries. Je me plonge un peu comme dans un clip/film et me met en scène sur les différents sentiments que me procurent la musique en question (tres spécifique à chaque fois). Je me vois en star ou en train de danser sans gêne, ou simplement entourer de mes amis/famille qui me respectent et m’admirent pour une personnalité forte et des talents insoupçonnés. Je pense que ces rêveries entraînent un gouffre entre la vision qu’on a de nous et notre ego, ce qui renforce le manque de confiance en soi. Ce problème touche beaucoup de personnes mais très peu de conseils et analyses sérieuses existent. Je cherche donc des aides/témoignages sur les forums en espérant ne pas être seul à chercher une solution.

  8. Cécile
    Cécile says:

    Bonjour,
    j’ai beaucoup apprécié votre article. Je l’ai trouvé car je souffre aussi de rêveries compulsives, depuis l’adolescence, mais par période.
    Comment chasser ces rêveries ?
    Je vous remercie

  9. Sarah
    Sarah says:

    Bonjour, et je ne pense pas avoir une question en tête, merci de votre réponse d’ailleurs, ça me touche beaucoup. Je ne sais plus vraiment quoi dire maintenant, j’ai déjà tout écrit dans mon dernier commentaire. Mais rien que le fait de l’écrire, je pense que ça m’a aidé, alors juste pour ça, merci d’avoir créer ce blog,

  10. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup Bastien pour votre partage. Cela est toujours très intéressant de savoir quelles formes cela peut prendre. Je constate que c’est un sujet qui touche de nombreuses personnes et qu’en effet il y a trop peu de réponses et de solution. Une première étape est de mettre un mot, de savoir que nous ne sommes pas seul.

  11. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Cécile, merci pour votre retour. La question est déjà de savoir en quoi cela vous gène ? Qu’est-ce qu’elles vous apportent (en bénéfices et inconvénients) ? En fonction de cela, plusieurs « outils thérapeutiques » peuvent être proposés.

  12. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup Sarah pour ton retour! Cet article est celui qui suscite le plus d’intérêts et de commentaires. Cela me donne envie d’approfondir cette question et de vous apporter d’avantage de « solutions ». Si déjà le fait d’écrire t’a fait du bien, j’en suis sincèrement ravie.

  13. Chacha
    Chacha says:

    Merci pour cet article. Le fait que vous le citiez comme mécanisme de défense, je m’y reconnais bien… Je prends conscience aussi que c’est de cela dont il est question.

    Sauf que, je ne sais pas si ça arrive de cette façon à d’autres, mais pour ma part, ce n’est pas une personne imaginaire ou moi même que je glorifie, mais une personne que je salis constamment dans mes rêveries. Toujours la même et qui existe vraiment… Je la joue, victime des choses les plus horribles et violentes qu’il soit, en y incluant sa famille souvent responsable de ce qui lui arrive, ils sont très construits mais finissent toujours bien et je sens une dépendance de ces rêveries, ainsi qu’envers la personne concernée (pourtant que j’adore et ne lui voudrais jamais de mal dans la réalité…) Je me dis que si elle savait ça… Je culpabilise parce que c’est qqun que je vois toutes les semaines… Parfois j’y pense devant elle en me disant mais pourquoi je n’ai pu m’empêcher de la salir ainsi ?

    Je suis suivie, j’ai un super feeling avec ma psy mais bizarrement elle n’est pas choquée par cette attitude, elle ne m’encourage pas à arrêter ou quoi que ce soit , elle me dit juste que j’en ai besoin pour banaliser toute la violence (physique et morale, pas d’abus par contre) reçue depuis l’enfance.

    Je ne sais pas si je devrais être incitée à arrêter, ces rêveries (au lit à voix basse) prennent place lorsque je peux me le permettre (enfants en bas âge et compagnon à l’autre bout de l’appartement, parfois 1h par jour où plus sur qq semaines pour une seule rêverie ! ) , mais j’ai aussi ces rêveries violentes un peu différentes quand je marche avec la musique sur les oreilles.

    Qu’en pensez vous ? Bien sûr, ma thérapie n’est pas prête de s’arrêter… Merci 🙂

  14. Alicia
    Alicia says:

    J’ai aussi l’impression de souffrir de mes rêveries compulsives, et me reconnais dans tous les témoignages ci-dessus : je ne peux pas contrôler mes rêveries, elles s’imposent à moi, je rejoue toutes les scènes de ma vie que je considère comme ratées, m’imagine en pop star ou en ambassadrice de l’ONU… et je vis ces scènes physiquement, ce qui m’oblige à me cacher. Tout ça est très tabou. C’est terrible parce que tout est fluide dans ces rêveries, mes répliques sont 1000 fois plus brillantes que dans la vraie vie. En « redescendant » de mon trip, car pour moi c’est comme un shoot, je me sens nulle, vide, et sans aucun talent. D’où le terme « souffrance » associé à ces rêveries. Certes je suis euphorique quand je les vis, mais dans la réalité je ne pourrai jamais être à la hauteur de mon alter égo et ça me bloque complètement pour essayer.

    Et pourtant… Si j’étais très introvertie et complexée ado, comme la plupart des rêveurs compulsifs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Après avoir consulté plusieurs psys, fait du théâtre, dressé des listes des choses qui me faisaient rêver et être passée à l’action (faire une année d’erasmus et rencontré plein de gens, sauter à l’élastique, reprendre le dessin…), j’ai pris confiance en moi. J’ai désormais plein d’amis, qui me voient comme une personne déterminée qui se lance plein de défis. J’ai un petit-ami super. J’ai l’impression d’être chanceuse et de faire plein de trucs cool. Du coup je pensais que mes rêveries partiraient d’elles-mêmes… C’est ce que m’avaient dit mes différents psys, mais ils ne semblaient pas prendre au sérieux ce problème.

    Non seulement mes rêveries n’ont pas disparu, mais elles continuent à s’imposer au moins 2 heures par jour, si ce n’est plus (en fonction des déclencheurs : bus, marche, fatigue ou non au moment où je me couche…). Et elles me donnent l’illusion que ce que j’ai ne suffit pas, que je pourrai faire beaucoup mieux, notamment au niveau professionnel, que je pourrai avoir des amis beaucoup plus drôles, que mon mec pourrait être plus brillant… Alors que je les adore ! Il faut dire que ma peur de l’échec continue de me paralyser pour les projets plus ambitieux. Par ex, je n’ai jamais postulé à l’ONU, sous prétexte que je ne maitrise pas assez de langues. Je n’ai pas essayé non plus d’en apprendre. En ai-je seulement vraiment envie ? Ou travailler à l’ONU n’est qu’un fantasme d’enfant de « sauver le monde » ? Je ne sais pas répondre à cette question.

    En tout cas, s’il manque les notions de « reconnaissance » et de « succès », il y a plein d’autres choses qui me rendent heureuse dans ma vie. Au fond je ne pense pas avoir vraiment envie d’en changer. Clairement le concept de célébrité – ma vie exposée et commentée par les autres – serait un cauchemar pour moi qui suis très pudique et qui aime plus que tout me fondre parmi les autres. Alors pourquoi me rêver en popstar ? Pourquoi je ne parviens pas à me satisfaire de mon travail, qui certes n’est pas aussi valorisant que si je bossais à l’ONU, mais auquel je me rends tous les matins avec plaisir ? Je culpabilise de ressentir ces émotions négatives. J’ai l’impression de tromper mon compagnon et mes proches avec mes relations imaginaires. Surtout je m’en veux de ne pas réussir tout court à chasser ces rêveries. Si vous avez des outils concrets, je suis preneuse !

  15. Anna
    Anna says:

    Bonjour, je vous remercie grandement pour cet article. J’ai lu tous les commentaires et je me reconnais partout. C’est d’ailleurs le seul site où je vois des commentaires récents et donc sur lequel je me permet de commenter.

    J’ai 16 ans. Je suis rêveuse compulsive depuis… Si longtemps. Déjà en maternelle, je crois, mais c’était juste avant de m’endormir. Puis durant la primaire je me suis mise à « penser » (j’appelle ça comme cela) en marchant. D’abord c’était en rond enfermée dans ma chambre et après, encore aujourd’hui d’ailleurs, dans mon couloir de long en large et même si il y a ma famille qui passe ou que je vois, je continue. Ils sont habitués, ils me laissent faire. Par contre, en public je n’ose pas du tout le faire même si des fois je ne m’en rends pas compte, je commence à tourner en rond en pensant, mais heureusement je m’arrête vite. C’est gênant quand-même.
    Le pire c’est que je murmure, je bouge mes lèvres, je fais des mouvements, et c’est ça qui me gêne parce que quand quelqu’un de ma famille me voit le faire il me dévisage. J’ai toujours eu une très grande imagination, ce qui m’a toujours été utile pour mes rédactions.
    Je peux « rêver » ou « penser » à des scénarios sur du court ou du long terme. Par exemple, si j’ai vécu une situation et bien je vais la revivre 15 fois dans ma tête mais je ne vais pas forcément y repenser le lendemain. Ou des fois j’ai une musique en tête et je la « repasse » sans arrêt… ou bien je me prends pour une célébrité ou autres choses dans le genre (tout ça sur du court terme).
    Mais sur du long terme… Depuis la primaire j’ai commencé un scénario que j’ai beaucoup beaucoup modifié avec le temps bien sûr mais en fait la racine est la même. C’est pour vous dire… C’est carrément une seconde vie. Ce scénario je l’ai inventé avec une fiction, je ne citerai pas laquelle parce que ce serait comme dévoiler tous mes secrets, je suis l’héroïne principale et j’imagine des trucs mais vraiment… C’est impossible (ex : voler dans les airs). Ce scénario a tellement été encré en moi (en primaire je croyais ça un peu possible en fait je me disais que un jour ça arriverait) que même si je suis grande et sensée, j’y « crois ». Je sais que c’est impossible je le sais très bien, tout ça n’existe pas. Mais inconsciemment j’espère encore que ça va m’arriver. C’est débile mais je n’arrive pas à le contrôler. Je crois que si je ne « pensais » pas, je deviendrais dépressive et folle (c’est une addiction). À la base je me souviens que quand j’étais petite je m’ennuyais tout le temps. Et que j’avais découvert cette solution comme anti-ennui. Je ne sais pas vraiment à quelle fréquence je pense en faisant les 100 pas (rêverie compulsive) ça dépend des jours. Je suis un peu devenue accro au téléphone portable mais il n’empêche que je continue toujours à « penser » beaucoup malgré ça.

    Bref j’ai plusieurs scénarios, des courts, des longs comme je l’ai dis et mon scénario principal j’ai l’impression que c’est réel sans vraiment l’être. Impossible mais tellement prenant…

    En primaire j’avais quasiment jamais d’amies et on me harcelait ou excluait. J’avais aucune confiance en moi. Au collège pareil mais au moins j’avais des amies et j’ai eu quelques problèmes mais on ne m’a pas harcelée. Au lycée je n’ose aller vers personne… Et personne ne vient vers moi :/.

    Je n’ai pas envie d’arrêter la rêverie compulsive, c’est comme si c’était ce qui me maintenait en vie, la seule chose où je me sens importante pour une fois.

    Ce qui me peine c’est juste que ça ne se réalisera jamais ce à quoi je pense.. c’est plutôt ça le problème, c’est de vivre dans la réalité.
    Si j’avais à choisir entre la réalité telle qu’elle est, complètement nulle (je parle de ma vie) et un faux monde virtuel/irréel, j’aurais choisi le faux monde virtuel/irréel. Bref c’est mon échappatoire.

    J’ai toujours cru que j’étais la seule à faire ça jusqu’au jour où j’ai rencontré une fille à qui j’ai osé parler de ça et qui m’a dit faire pareil. Je n’ai fait aucune recherche jusqu’à être tombée par hasard sur un article qui parlait de ça et j’ai vu que beaucoup de gens dans le monde faisait ça, j’étais choquée.

    Le TRC ne m’empêche pas d’avoir de bons résultats scolaires en revanche je crois que c’est lié à mon manque cruel d’envie de faire autre chose que ne rien faire (donc penser ou faire du téléphone portable). Il suffit que l’on me demande de faire une tâche ménagère pour que je ressente un mal au fond de moi (et ce n’est pas que de la flemme, réellement) voire carrément de la colère surtout si j’étais en pleine rêverie compulsive, je suis vraiment irritée.

    Je ne sais pas si ça s’arrêtera un jour, en fait je n’imagine pas ma vie sans tellement ça fait longtemps que j’en suis atteinte.

    Je suis désolée d’avoir écris un tel pavé mais c’est la première fois que je me confie sur internet.

    Amicalement,

    Une jeune fille qui ne s’appelle pas réellement Anna.

  16. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Anna,

    Un grand merci pour ton témoignage et ton partage, si riche.
    Merci à tous de déposer votre vécu ici car cela aide à mieux comprendre, à se sentir moins seul et en tant que psychologue cela m’aide à mieux comprendre et à mieux accompagner.

    Cela peut être intéressant de noter en quoi ces rêveries t’apportent quelque chose dans ton quotidien et au contraire les conséquences négatives. Tu dis t’ennuyer dans ta « vraie vie », qu’elle est « nulle ». Et si tu mettais en avant les choses positives de ce quotidien ? Comment aujourd’hui pourrais tu décider de rendre ta vie meilleure ?

    Belle journée à toi.

  17. sarha
    sarha says:

    Je suis une rêveuse compulsive, j’ai fait une thérapie pendant plusieurs années, avec des psys différents, mais je n’ai jamais osé parler de mes rêveries, j’avais honte jusqu’au moment ou je suis tombée par hasard sur un article qui parle de rêveries compulsives, en dirait qu’il me décrive point par point. Je voulais m’en finir avec ces scénarios qui se répètent dans ma tête, finir avec ces longues heures de rêveries sans fin. Mais Je suis tj à refaire des milliers de scénarios, je ne cesse de refaire des belles histoires d’amours exceptionnels, je suis tj la plus belle, la plus intelligente, énigmatique, espiègle…. j’ai essayé de contrôler mon esprit, mes rêveries mais en vain, car le scénario qui suit s’impose de lui-même en plus beau, irrésistible. Je me retrouve de nouveau malgré ma volonté d’en finir, entrain de revivre une belle histoire. Mon imagination n’a pas de limite. Si j’étais scénariste ou réalisatrice de film se seront à succès. Parfois quand je regarde un film si je trouve l’histoire est quelconque, je la reprends et je fais à ma façon l’histoire, des scènes jamais vu en réalité attractives, attirantes, irrésistibles. A la longue, je suis fatiguée, j’ai conscience que c’est une perte de temps mais rien n’y faire. Mon cerveau s’est habitué depuis mon adolescence à ce mode de pratique. Je me pose toujours cette question : jusqu’à quand je cesserai ces rêveries ?. J’ai compris que c’est une addiction pire qu’une drogue q faut-il l’accepter et vivre avec ?. Si je connais un psy capable de m’accompagner a finir avec MDD j’irai au bout du monde (encore une rêverie !).

  18. Cindy Roth
    Cindy Roth says:

    Bonjour, nous sommes un groupe de chercheurs de l’Université de Lausanne et nous recherchons des volontaires pour
    témoigner de leur expérience de rêverie compulsive en participant à notre questionnaire en ligne :
    http://quest-etu-ssp.unil.ch/index.php/378836/lang-fr
    Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi nous contacter à cette adresse : [email protected]

    Merci d’avance pour votre participation !

    Cindy Roth

  19. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Cindy,
    Merci pour l’intérêt que vous portez aux rêveries compulsives et de permettre aux personnes concernées de pouvoir partager à ce sujet.
    Au plaisir d’avoir des nouvelles de votre étude.

  20. Pamela Charpilloz
    Pamela Charpilloz says:

    Bonjour,

    Je m’appelle Pamela Charpilloz et je suis actuellement en troisième année de Bachelor à l’Université de Lausanne.
    Je suis en train d’écrire mon travail de Bachelor sous la direction de Mme Daniela Jopp et il consiste à explorer de manière plus approfondie les apports/points positifs liés à la condition de rêverie compulsive, de maladaptive daydreaming. Le but sous-jacent serait de pouvoir développer ces points positifs, les exploiter et optimiser pour que les personnes touchées puissent les utiliser en tant que ressources face aux aspects négatifs occasionnés par la rêverie compulsive.
    Les apports de la rêverie compulsive n’ayant été que peu explorés dans la littérature jusqu’à maintenant, je suis à la recherche de personnes qui accepteraient de passer un entretien sur le sujet, dans le but d’accéder à des informations plus concrètes et approfondies.
    Dans l’idéal, il faudrait que ce soient des personnes qui voient leur rêverie compulsive de manière plus positive que négative. Voici quelques exemples :
    – La rêverie est une source de créativité, elle permet de vivre une certaine émotion, de se décharger émotionnellement ;
    – Elle permet de vivre des expériences qui manquent dans la vie réelle ;
    – Elle permet de se calmer, de se relaxer ;
    – Elle fait partie intégrante du rêveur, lui permet de s’autoobserver, autocritiquer pour mieux agir dans la vie réelle ;
    – La rêverie aide à la concentration et à l’apprentissage ;…
    Si vous êtes intéressé(e) à participer à ces entretiens (face à face, vidéo ou téléphoniques) ou connaissez quelqu’un qui serait intéressé, contactez-moi sur mon adresse e-mail : [email protected]
    Bonne soirée !

  21. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Pamela,

    Un grand merci pour votre commentaire. J’espère que vous trouverez via le blog des participants.
    Au plaisir d’avoir un retour par mail de vos recherches.

    Bien cordialement,

  22. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Un grand merci pour votre commentaire et votre partage de la discussion sur Discord.

  23. Lucie
    Lucie says:

    Bonjour,

    Je suis aussi d’une nature très rêveuse, j’ai 39 ans et il me semble qu’il en a toujours été ainsi. Mes scénarios imaginaires sont de l’ordre du plausible. Je suis moi et il y a des liens avec ma vie réelle, il s’agit de relation amoureuse ou d’histoires dans lesquelles j’imagine des situations fortes émotionnellement, que je surmonte avec brio, lors des quelles je prends des risques… je dirai que je me raconte des histoires qui m’apportent des émotions que je ne vais pas assumer/provoquer/nourrir dans le réel. Dans mes rêverie, je choisis la fin c’est tellement plus facile. Mon comportement ne m’a pas toujours interrogé mais j’ai par période un sentiment de solitude et d’insatisfaction et je crois que j’aurai à y gagner à vivre davantage ma vie plutôt qu’à la rêver. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire .
    Mes rêveries m’aide certainement à supporter ce qui me pose problème mais avec le sérieu inconvénient de ne pas les affronter réellement (les problèmes) et certains me rattrapent.
    Niveau « caractère «  , j’ai une fâcheuse tendance à repousser les problèmes/ à les relativiser et j’agi peu spontanément , je suis dans le contrôle des émotions. Les personnes de mon entourage me décrivent comme patiente, calme, peu de caractère, peu de volonté.
    Et je crois que mes rêveries viennent combler la façon dont je gère mes émotions dans le réel autant que le fait d’être rêveuse conditionne les relations que je construis. De l’oeuf Ou de la poule?

  24. Askja
    Askja says:

    Bonjour, Bonsoir,

    J’ai découvert par hasard le trouble de la rêverie compulsive aujourd’hui, je ne savais même pas qu’une telle chose existait. Tous ces témoignages font écho en moi : les scènes refaites 15 fois, les rêveries où je suis une star, celles où j’ai une grande romance, les « j’aurais du dire/faire ça », les personnages hauts en couleurs… C’est comme si vous parliez à ma place, et je croyais être la seule au monde à vivre ça ! J’appelle ça « imaginer ».

    J’ai imaginé plusieurs sagas dans ma vie, dont une qui dure depuis le collège. Elle met en scène des êtres plus ou moins inspirés de personnages d’autres œuvres de fiction et d’autres totalement inventés par moi. Et elle me met en scène moi, dans une meilleure version de moi-même. Une moi vivant des aventures, ayant beaucoup d’amis et des romances. Mais le point de vue se place également sur d’autres personnages ayant aussi des qualités et des aventures intéressantes. Il m’arrive aussi d’imaginer le futur, par exemple des choses que je pourrais faire ou des gens que je pourrais rencontrer si je voyage.

    Pour ma part, j’ai 26 ans et je me suis toujours inventé des histoires. J’ai toujours été timide, introvertie, indépendante. Je jouais toujours seule à l’école primaire et j’ai commencé à avoir des amis seulement en CM2. J’ai vu une psychologue en primaire à cause de cela, mais elle a dit « elle est normale, elle n’a besoin de personne ». À savoir également que j’ai 3 grands frères et que je n’ai jamais eu de problèmes pour jouer avec eux. Je préfère largement me promener seule, jouer aux jeux vidéos, regarder des vidéos plutôt que d’aller en soirée, rencontrer des gens. En général, je suis très mal à l’aise en présence d’inconnus. Quand on me dit d’aborder les gens pour faire connaissance, je suis paniquée et je pose toujours la même question « je leur dis quoi ????? » J’ai souvent l’impression d’être une inadaptée sociale d’ailleurs. La rêverie a commencé à prendre beaucoup de place dans ma vie vers 12-13 ans. Je me souviens que j’étais en 5ème et que je détestais ma classe : il y avait les élèves que je détestais le plus dans le collège.

    Je crois vraiment qu’imaginer m’aide à affronter le vrai monde de la réalité véritable. Au lieu de penser à la politique, au dérèglement climatique, à mon avenir incertain, je m’isole dans un monde qui n’appartient qu’à moi et dont je contrôle tous les aspects. C’est un monde parfois joyeux, parfois triste, souvent incohérent avec le vrai monde, mais c’est le mien. Et parfois, lorsque je ne vais vraiment pas bien, je me dis que j’aimerais vivre dedans, être au RSA toute ma vie et passer mes journées à imaginer… Pourtant, j’aime aussi vivre dans le monde réel, que je trouve parfois plus stimulant et intéressant que ma rêverie, et j’aime faire des choses qui occupent mon esprit. Par exemple, les jeux vidéos occupent mon esprit à 100% et je ne pense même pas à imaginer lorsque je joue à un bon jeu. J’adore lire mais c’est parfois moins facile ; parfois je lis une page, et la rêverie revient. Lorsque je « reviens dans le monde réel » (c’est-à-dire que je fais des choses utiles et importantes) et qu’ensuite je me remets à imaginer, je me dis que ces histoires sont vraiment ridicules, mais j’y reviens toujours, c’est comme si j’en avais besoin pour vivre. Il m’est déjà arrivée d’être très occupée pendant quelques temps au point de ne pas pouvoir beaucoup imaginer, puis d’être littéralement obligée de rester une journée entière à ne rien faire à part imaginer. J’ai aussi assez honte des histoires que je m’invente, j’espère que personne ne les connaîtra à part moi !

    Désolée du pavé, mais ce sujet m’a inspirée. Je ne sais pas si c’est un vrai problème, je ne sais pas si je devrais me faire soigner pour ça, mais je suis extrêmement heureuse de voir que je ne suis pas la seule à imaginer.

    Sur ce, bonne journée/soirée

    Askja

  25. Audrey Botbol
    Audrey Botbol says:

    Bonjour à tous,

    Je m’appelle Audrey Botbol et je suis thérapeute, voix off et auteure. J’écris actuellement mon premier roman dont le personnage principal, est diagnostiquée « rêveuse compulsive ». L’histoire est totalement inventée mais j’aimerai profiter de ce roman pour parler de la rêverie compulsive et je pense le commencer ou le finir avec des témoignages, partages de « vrais » de rêveurs compulsifs.
    J’ai demandé la permission à Mathilde Depaulis de vous solliciter à travers ce post et elle a été très ouverte à cette idée. Je la remercie.
    Seriez vous d’accord pour m’accorder un peu de votre temps? 30 minutes peut être? Par telephone ou par skype? Je ne citerai aucun nom évidemment.
    Je promets que l’entretien sera bienveillant et que je ferai tout pour ne pas être intrusive.
    Vous pouvez me contacter par mail:
    [email protected]
    Merci par avance pour votre retour.

    Bien à vous

  26. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Un grand Merci Askja pour ton témoignage ! Je suis heureuse d’apprendre que cela a pu vous faire du bien. Savoir que nous ne sommes pas seul soulage beaucoup 😉

  27. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci Audrey pour l’intérêt que vous portez à ce sujet !
    J’espère que le blog vous aidera à trouver des témoignages et à faire connaître les rêveries compulsives.

  28. Elias
    Elias says:

    Bonjour/Bonsoir

    Nous somme en 2019 et je ne sais pas si ce blog est encore actif mais je me lance quand même. Après de longue hésitation (je suis très timide dès que l’on entre dans le cadre du virtuel), j’écris ce message car je pense être atteint de rêverie compulsive. Mes rêveries remontent à mon plus jeune âge, j’ai toujours rêvé je pense. En maternel, je jouais constamment seul, enfermé dans mon monde, avec mes propres amis imaginaires, je leur parlais à haute voix comme si ils étaient présent à côté de moi.
    J’ai donc ainsi grandi avec mes rêveries. Je me souviens au collège, je me levais le matin en commençant les rêveries devant la télé et mon petit déjeuner, je me souviens aussi que je traînais des pieds quand j’entrais dans le collège car je savais que j’allais devoir parler à des gens et que mes rêveries prendraient donc fin, et ça, je n’en avait pas envie.
    Je ne sais pas si on peux appeler ça de la chance, mais je rêve assez peu en cours, j’arrive à effectuer le travail demandé du moins tant que j’ai quelqu’un de supérieur pour me surveiller. Les devoirs sont devenues assez chaotiques à faire (auparavant je les effectuait avec ma mère mais en grandissant j’ai arrêté) je n’arrive pas à me concentrer, et si je ne me force pas, alors je rêves…
    Mes rêveries sont très diversifiées car je peux me mettre à rêvasser à partir de rien, (rien que en lisant cet article je me suis arrêté plusieurs fois en m’imaginant écrire ce message ou en parler à mes proches) si il y a des événements de la vie courante, alors je vais me mettre à rêvasser de deux personnages que j’ai entièrement imaginés, ils ont leur prénoms, leurs passés, leurs métiers, ils s’aiment et sont complices, ils ont des passés douloureux mais sont toujours heureux et ils rencontrent des imprévus qui sont issus des choses que j’ai pu être témoin. En fait je crois que c’est deux personnages sont un peu une métaphore de moi-même et tout ce que je voudrais être, ils incarnes complètements la vie parfaite que j’aimerais mener.
    En revanche mes rêveries peuvent prendre des aspects plus « fantaisistes » si je suis inspiré d’événement qui ne sont pas issue de la « vie courante », par exemple, étant en train de lire Game Of Thrones, je ne lis jamais plus de 3 chapitres, parce que je m’arrête et me met à rêver de mes propres personnages dans leur propre monde fantastique. Et ce même schéma ce répète si je suis inspiré par quelque chose de futuriste/cyberpunk.

    Quand je rêve, je fais beaucoup de mouvement répété, je peux être assis sur mon lit, et je vais me lever pour aller remettre bien la chaise de bureau (qui est déjà bien mise) ou alors je vais prendre un objet et le déplacer autre part, ou encore murmurer (souvent en anglais d’ailleurs) ce que mes personnages pourrait dirent. Mes rêveries s’accompagnent la plus part du temp de musique, j’écoute énormément de musique à vrais dire (du metal principalement si vous voulez tout savoir), et je rêve évidemment une très grande partie de la journée si je n’est pas cours, peux importe l’activité si elle n’a pas besoin de monopoliser toute ma concentration, je rêve. Si je suis dans un environnement où je ne peux pas rêver ou écouter ma musique, ou pire, les deux, alors je vais devoir m’isoler, ce qui arrive tout le temp leur des dîners de familles (je n’est pas vraiment de relations proche avec mes oncles/tantes/cousin(e)s).
    J’ai remarqué aussi une chose c’est que parfois je vais me mettre à rêver plusieurs fois la même chose en boucle, cela arrive souvent quand je suis témoin de quelque chose qui m’offense, me blesse, j’imagine alors répondre au personne ayant dis ces choses, les faire taire par tout les moyens, mais la réalité, c’est que je ne fais rien. Je suis obligé d’ailleurs de me faire violence pour rêver/penser à autre chose, car cela est très désagréable.
    Finalement après ce long message (enfin) je dois dire que mes rêveries ne me gâchent pas la vie, je vis plutôt bien avec, en tout cas pour l’instant (je n’est que 17 ans après tout), Mes rêveries m’aident beaucoup dans mon auto-analyse, pour observer le monde et mieux le comprendre, je suis aussi quelqu’un de très créatif, et les rêveries m’aident (peux être que un jour je les coucherais sur papiers, qui sait), et je dois aussi dire que ce (long) message ma grandement aidé et Il y a plein d’autre chose que j’aimerais parler concernant ces rêveries mais je vais m’arrêter la. Merci de m’avoir lu (et je m’excuse pour les fautes, l’orthographe et conjugaison non jamais été mon fort).

  29. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Elias,
    Un grand merci pour ton témoignage/ton partage si intense et si mature malgré ton jeune âge. Le regard que tu portes dessus et comment tu décides de vivre avec tes rêveries est très intéressante et pourra sûrement aider d’autres personnes.
    Je suis ravie que le « simple » fait d’avoir écris ce message t’es fait du bien. C’est en partie une des raisons de ce blog.
    Je te souhaite une belle continuation.

  30. Théa
    Théa says:

    Bonjour je souffre de rêveries compulsives et j’ai exactement comme l’a témoigné elias et j’ai 16ans. J’adore être dans mes rêveries compulsives car elles me permettent de gérer mon stress ou se passer mon ennui bien sur lorsque je suis avec des gens je reviens dans la vie réelle mais depuis quelques jours je suis terrifiée et j’ai peur que ça soit grave et qu’avec le temps je me déconnecte du monde réel et d’oublier qui je suis j’espère que quelqu’un me répondra pour me rassurer merci d’avance

  31. Théa
    Théa says:

    Je me corrige : pour l’instant les devoirs ne sont pas un problème mais je me déconnecte vraiment quand je rêve j’appelle ça « jouer » mais ce n’est pas moi que je mets en scène mais un personnage d’un film ou d’une série que je mets en scène et que « j’incarne » cela permet de me vider les pensées me détendre ou me divertir et j’ai vraiment peur de perdre le sens de la réalité ou d’oublier qui je suis ou même d’être folle pourtant jaimerais continuer à rêvasser comme ça mais depuis 3 jours je suis rongée par le stresse je vous remercie d’avance pour votre réponse

  32. NoName
    NoName says:

    A moi de rajouter ma pierre à l’édifice.
    Je pense aussi souffrir comme beaucoup ici de rêverie compulsive.
    Ca a commencé au lycée, ou en tout cas je ne me souviens pas d’en avoir fait avant, mais au lycée je suis tombée amoureuse d’un garçon de deux ans mon aîné et je savais très bien qu’il ne s’intéresserait jamais à moi, alors dès que j’avais un moment pour moi, ou parfois même alors que j’étais avec des copines je m’imaginais en couple avec lui,
    Aujourd’hui c’est assez différent, je crois que depuis près d’un an c’est un peu une continuité d’un rêve, je me vois moi en tant que célébrité du monde de la musique, avec argent, fans, amis célèbre et bien sur l’amoureux qui va avec…
    J’ai d’abord pensé que j’étais folle parce que ses rêves prennent presque tout mon temps, chaque petits gestes, petits moments de ma vie va se rejouer dans ma tête avec une autre version de moi-même que je préfère qui est aimée et adulée, aujourd’hui que je peux mettre un mot dessus ça me soulage, je ne suis aps folle et pas schyzophrène non plus.
    Et malgré le fait que ces rêves me prennent une grosse partie de mon temps je ne veux aps les arrêter parce que la réalité du monde est trop cruel et mon imaginaire me fait du bien
    En tout cas merci d’avoir crée ce blog c’est agréable de voir que nous ne sommes pas seuls

  33. Emma
    Emma says:

    Bonjour,
    Pour tout vous dire, je rêve depuis que je suis toute petite. Toute la journée je ne peux pas m’empêcher d’imaginer des histoires parallèles souvent inspirée par des films ou des livres, parce que je lis beaucoup mais également parfois de moi. Au fur et à mesure, ces rêves prennent de l’ampleur et j’ai presque l’impression que les personnes dans ma tête existent et que je les connais, que c’est les seuls avec qui je peux me confier et être réellement moi. J’ai des amis géniaux et une que je considère comme ma sœur mais je ne peux pas leur parler de ça, du monde dans ma tête, parce que je pense qu’il faut le vivre pour comprendre et que eux, malgré leur amitié sont trop terre à terre pour me comprendre réellement.
    À vrai dire, je ne pensais pas que beaucoup d’autres personnes ressentaient, comme moi, le besoin de s’évader du quotidien jusqu’à ce que je tombe sur un article internet qui parlait de la rêverie compulsive. A vrai dire j’ai déjà rêver de parler de mille et une chose dans ce message mais cela serai beaucoup trop long… Un rêve que je fais depuis toujours c’est de connaitre une personne avec qui je peux enfin être moi-même, j’ai 16 ans, je suis au lycée et on nous demande de choisir une orientation. Et malgré le fait que devant tout le monde je fais la fille pas stressé, je n’ai jamais eu aussi peur parce que je sais que tous mes rêves ne se passe que dans ma tête et que si la bas je maîtrise la situation, dans la vrai vie j’ai l’impression que tout le monde est monté dans un train qui part sans moi.
    J’ai lu les commentaires précédents, et pour être franche j’ai pleuré parce qu’au moins un de mes rêves vient de se réaliser.
    Je ne sais pas si quelqu’un va aller au bout de se message mais si c’est le cas je vous en remercie.
    Si la personne prénommée Elias, qui a écrit un message plus haut, lit ce commentaire j’aimerais dire que chacun de ses mots m’a touché parce que je ne saurais mieux que lui, décrire ce que je ressent…
    J’aimerais plus que tout parler enfin de ces rêveries compulsives avec une personne alors je laisse mon numéro au cas où en parler ferai également plaisir à une autre personne: 0768281962.
    Merci beaucoup, vous ne pouvez pas savoir ce que je ressent en lisant ces messages.
    Merci.

  34. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Théa,
    Un grand merci pour ton commentaire. Mes excuses pour mon délai « de validation ».
    Je sens que tu as besoin d’être rassurée. Tu me dis « merci d’avance pour votre réponse », mais je n’ai pas saisi de réelle question. N’hésite pas à m’écrire un mail personnellement.
    J’espère que l’article et les témoignages partagés ont déjà pu t’aider dans tes questionnements et ta démarche.

  35. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup « NoName » pour ton partage et ton témoignage.
    En effet, tu n’es pas tout seul et cela porte un nom.
    Je comprends que tu ne souhaites pas les arrêter.

  36. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Emma,
    Ton message m’a profondément ému. Je ne pensais pas qu’en écrivant cet article cela susciterai autant de lecture et surtout de témoignages plus touchants les uns que les autres. Comme si enfin vous pouviez chacun mettre un mot et vous sentir moins seul.
    Afin de garder l’anonymat de chacun, je vais envoyer un mail à Elisa pour le mettre au courant.
    J’espère que cela permettra à plusieurs d’entre vous de vous mettre en lien, d’en discuter.

  37. voila
    voila says:

    Bonjour, je souffre depuis des années de rêveries compulsives j’ai 20 ans, sa remonte aux collèges, j’aimerais vraiment que cela cesse. Je tourne en rond dans ma chambre, sur moi-même, je me suis souvent dis que j’étais folle, bientôt je vais vivre avec mon compagnon et j’espère de tout coeur que cela vas cesser, contrairement aux nombreux témoignages j’en ai extrêmement honte, je me cache, j’ai une vie sociale comblée, professionnellement je suis une formation pour changer de métier enfin, une vie banale au fond sa me fais du bien, j’ai commencé après le divorce de mes parents, dans mes rêves ils ne le sont pas, je suis une tout autre femme.
    En repas de famille je m’isole et c’est ce qui me dérange le plus, je fais des efforts, je me contient mais c’est pas évident j’aimerai vraiment arrêter et revenir sur terre, parfois sa peux durer pendant des heures et je ne fais rien d’autres que sa c’est pesant.

    Je cherche des solutions, j’ai peur de l’avenir, ou de ne jamais réussir a arrêter.

  38. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci « Voila » pour ton message et ton partage.
    Je comprends tout à fait ce besoin de trouver des solutions. Cela montre que tu es dans une dynamique. Tes peurs sont légitimes.
    Peut-être qu’un travail thérapeutique avec une psychologue te ferait du bien pour revenir sur certains évènements et mieux comprendre tes rêveries ?

  39. voila
    voila says:

    Je n’en ai jamais parlé a quelqu’un, et je ne saurai par où commencé, je vais me renseigner pour voir un thérapeute. Merci pour votre réponse, ça m’as fait du bien d’avoir posté ce message, et me rendre compte que je ne suis pas seule ni folle.

  40. Clément
    Clément says:

    Bonjour, je suis moi aussi atteinte de la rêverie compulsive. J’incarne toujours mon personnage préféré dans une série et je ressens toutes les émotions qu’il pourrait exprimer. Il sait tout le temps tout faire et a parfois des pouvoirs surnaturels, il a souvent un passé difficile. Lorsque quelqu’un pourrait me surprendre en train de faire ça, je ressens un énorme sentiment de honte. Mes mouvements sont répétitifs et je dis tout le temps les mêmes mots (lâcha-t-il, une énorme boule gigantesque de magie …) je n’arrive pas à tenir plus d’une journée sans faire mes rêveries et par contre j’arrive quand même à me contrôler lorsque c’est dans le cadre des études ou que je suis avec d’autres personnes. Mes histoires sont les plus intenses quand je suis dans mon lit avant de m’endormir ou bien sur la balançoire qui est dans mon jardin, assez spécial non ? Mais mais mon envie de faire ces histoires apparaissent de temps en temps lorsque je trouves une musique bien ou un film qui m’inspire pour ces réalités fictives… Mes parents sont au courant et ma maman ne sait pas trop et se pose des questions, mon papa trouve que c’est un peu une manière de se reconnecter avec moi-même. J’ai peur d’en parler, qu’on me prenne pour une folle, … qu’est-ce que je dois faire ? En parler à un psy ? Continuer sans rien faire ? Qu’est-ce que je dois faire ?

  41. Jerome Berne
    Jerome Berne says:

    J ai 46 ans et je me souviens tres bien de ce jour ou j ai basculé dans la reverie compulsive sans pouvoir determiner mon age exact, autour de 10 ans. Pris d une angoisse extraordinaire du fait d une tres grande timidité et le sentiment profond que le cahos et la souffrance organisait le monde, je me suis refugié dans le grenier pour ecouter de la musique en boucle en repasssant, en boucle egalement, un reve eveillé dans lequel j etait tout puissant et reconnu. Reve me procurant un soulagement incroyable et me permettant de ne pas disparaitre. Dans mon imaginaire tout du moins. Enfant colerique, J etais pour autant invisible de mon entourage. Ces coleres etaient tres souvent destinees a mon frere jumeau, qui ne semblait pas reagir a mes sautes d humeur. Je ne sais pas quel etait le monde interieur de mon frere, si il etait pris lui aussi de reves compulsifs mais j en doute. Nous etions physiquement identiques, je parle au passé car mon frere jumeau c est suicidé a l age de 18 ans en se jettant d une falaise. Notre genetique par definition etait tres similaire mais nos personalités etaient diametralement opposées. J etais angoissé a l interieur de moi alors que mon frere etait tres relaché. J etais en position d observateur mais incapable de vivre l instant present quand mon frere vivait l instant present mais sans beaucoup de distance. J etais tres manieré (je ne le suis plus), d ailleur je suis homosexuel quand mon frere etait masculin et heterosexuel. Il etait detaché, j etais devenu maniaque. C est comme si pour chaque notion qui definit la personalité j etait positioné d un coté et mon frere de l autre. L un etais plus cerveau gauche et l autre cerveau droit…. c est comme marcher sur une seule jambe… on finit fatalement par tomber…. mon frere a fait un episode maniaque a l age de 18 ans impliquant un sejour a l hopital psychiatrique, il mettra fin a ses jours quelques mois plus tard en se jettant d une falaise…. je connaitrai la folie moi meme 18 ans plus tard. Un brote psyquotique qui provoquera mon internement egalement dans un hopital psychiatrique de barcelone en espagne ou je vis depuis plus de 12 ans maintenant. Un premier episode maniaque tres proche de celui de mon frere dans mon comportement. Avec une difference fondamentale: mon frere jumeau a fait une explosion lorsque moi j ai fait une implosion. Mon frere vivait dans ses trippes l instant present avec une forme de relaxation en lui en restant en superficie sur les choses, mais lorsqu a 17 ans il a commencé a remettre en cause le monde qui l entourrait cela a été trop soudain et violent a incorporer. L angoisse est monté en lui rapidement, il souffrait au cerveau qui faisait pression sur son crane, alors il se mettait une ceinture sur la tete pour contrecarrer sa douleur. Quand moi j ai ressentit un vide siderant avant d etre emporté par la folie…. ce qui semble logique car le fait d observer la vie et s evader constamment dans des reves eveillés cela implique que je ne m etais pas assez incarné dans ma propre existence. Alors que pour mon frere c etait tout le contraire. J ai pour ma part fait 6 episodes psychiatriques ou bouffees delirantes qui ont duré quelques semaines chacune. Les deux premieres du coté bipolaire, les deux suivantes je les qualifie de mixtes et les deux dernieres strictement du coté de la schizophrenie. Entre mon premier episode et la fin du dernier,avec vraie remission pour ce qui est de l equillibre de ma conscience, il s est ecoulé 7 annees…. trop long a expliquer, sans pouvoir tout raconter sur ce voyage interieur delirant ( pas a tous les niveaux) je dirai que j ai commencé avec une absence de peur totale dans ma premiere phase maniaque…. pour vivre la peur maximale a l etat pur dans ma derniere phase schisofrenique. La phase maniaque c est comme si la consience devenait soudain un volcan en eruption tout s accelere mais au final la conscience se delite et se crash. pour autant les neurones font des connections nouvelles, les sens s affinent ( j ai par exemple vecu la musique en trois dimension dans mon corps, la musique vibrant litteralement en moi…. et pour avoir fait une fois l experience dans ma jeunesse de l extasy…. je crous vraiment avoir vecu la musique d une maniere vraiment exeptionelle contrairement a l usage de la drogue ou l effet fut plus chimerique moins essentiel… . En phase maniaque j etais capable de ressentir l energie des gens d une maniere tres physique. Et je crois que c est lié a mon positionement dans mon cerveau d alors. Si mon frere qui avait choisi pour lui meme etre artiste le placant sur l hemisphere droit du cerveau…. et donc bien sur j ai commencé par une filiere scientifique me placant sur l hemisphere gauche du cerveau. En basculant dans la folie j ai crashé la partie ou j etais essentiellement et donc la partie droite a pu s exprimer librement. J avais perdu cette petite voix interieure qui etait a la source de mon anxiété…. s expliquant aussi sur un plan physiologique par la secretion de serotonine a des taux tres elevés. et pour en revenir au pourquoi je pouvais ressentir en moi l energie des gens c est parceque mon cerveau gauche etait HS et le droit a cette particularité de s attacher a l expression corporelle de l autre dans la communication. J ai pendant cette phase exprimé ma part artistique de moi meme, ce qui a grandement participé a ma guerison pour ce qui est de la folie.c est ici Je vais arreter sur mon histoire personelle. Si vous voulez me poser des questions vous le pouvez. Quant a moi j ai été tres emu de lire les differents temoignages sur la reverie compulsive. J ai le sentiment qu elle m a sauvé a un moment de ma vie mais que c est devenu avec le temps une veritable prison dont je suis incapable de sortir. Car reussi a consolidé ma conscience et je ne me crois pas capable de replonger dans la folie ( voix dans la tete, halucinations ecteras…. ) mais ce desiquilibre qui fait parti de mon equilibre je l ai retrouvé a la sortie et je continue a faire mes reves eveillés compulsifs en boucle. Je crois que cela agit comme une espece de drogue et je ne sais pas comment m en debarasser. Si je peux aider par mon vecu dites le moi, si quelqu un peut m aider a ne plus avoir a recourir a ces reves diurnes pour me procurer du bien etre, je suis preneur. Je precise que je ne suis pas depressif et que jusqu a present je suis plutot dans une phase constructive 🙂

  42. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour,
    Merci pour ton témoignage.
    C’est déjà une première étape de se documenter dessus, de laisser un témoignage ici. Si tu ressens le besoin d’en parler et peut-être d’avoir des outils pour t’aider alors contacter une/un psychologue peut être une solution. Cela te permettra de décharger, de mieux comprendre et éventuellement de mieux les gérer.
    Tiens nous au courant.

  43. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Jérome,
    Merci beaucoup pour votre témoignage. Vous nous partager des détails, des ressentis qui peuvent en aider certain. Il n’y a pas qu’une forme de rêveries compulsives. Elles sont toutes différentes et uniques.
    Lire les autres peut déjà apporter un soulagement et parfois des réponses.
    A ce jour je n’ai pas connaissance d’un outil ou d’une technique qui marche à 100%.
    Plusieurs professionnels, notamment des chercheurs m’ont contacté par le biais du blog, en espérant que cela aboutisse à des résultats. Bien sûre, si j’ai connaissance d’avancée scientifiques et ou cliniques je vous en ferai part à tous sur le blog.

  44. voila
    voila says:

    Maintenant j’ai 20 ans, je fait des efforts chaque jour pour m’améliorer, pour ne plus perdre le contrôle, de mes expressions faciales, de mes gestes, que tu ne puisse plus contrôler mes émotions. En vérité je crois qu’il est plus simple que je laisse mes pensées, partir, imaginer des choses, des scénarios qui n’arriveront jamais, car la vie réelle m’effraie énormément.. Ca va faire bientôt 10 ans que tu es à mes côtés seule, même en public et c’est le pire je m’efface mon corps est présent mais l’esprit non..

    Au fond, j’aime rêver car ça m’as permis de m’évader de situations diificiles, mais en même temps je te déteste car j’ai l’impression de passer à côter de ma vie, souvent j’imagine que je suis une femme accomplie avec un chez moi et le métier que j’ai toujours voulu exercer, je n’arrive même pas à écrire ce à quoi je rêve. En plus de sa, je peux rêver dans mon lit, allongée mais souvent, je suis obigée de tourner en rond musique a fond..

    Je fais des efforts chaque jour, je me suis mise au sport, je reprends mes études, j’ai trouvé un travail mais même quand je travaille les rêves arrivent, alors je me reprends et je continue mais cette fois en étant plus concentrée.. Je ne peux pas laisser mon esprit seul, je me met une grosse pression, mais je veux que ce ne soit qu’un mauvais souvenir, peut-être que je m’y prend mal, mais je veux que sa change.

    J’ai déjà vu un psy, un pédopsychiatre à l’adolescence pour d’autres raisons mais je n’arrivais pas à mettre de mots dessus, alors j’ai jamais osé lui en parler, j’avais peur d’être interné, j’ai cru que j’étais schyzophrène alors que non je suis consciente que je rêve, je n’ai jamais entendu de voix ou eu des hallucinations, je sais m’arrêter mais cela se complique avec le temps, alors en parler à mes proches jamais. J’ai mis du temps à comprendre ce qui se passait j’ai découvert la notion de TOC (je savais que sa existait mais pas sous cette forme) le jour ou je vous ai écrit et je dois avouer que cela m’as énormément soulagée et je me suis sentie moins seule ce jour-là.

    Souvent je me demande pourquoi moi, je me sent vraiment seule alors que j’ai un bon cercle amical, familial avec des hauts et des bas comme tout le monde, mais sa devient ingérable..

    Je vous ai déjà écrit je suis Voila mais je n’avais pas réussi à vraiment m’exprimer, mais à ce moment la je voulais déjà arrêter
    Au passage, merci pour votre blog il m’as beaucoup aidé.
    (désolé pour les fautes)

  45. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup pour ton deuxième partage 😉 Cela est difficile de trouver les mots et de les partager.
    J’espère que tu trouveras des réponses, de l’apaisement.
    Merci pour ta confiance.

  46. Elodie
    Elodie says:

    Je viens de tomber sur ce forum et de mettre un nom sur ce qui m arrive, je ne m etais jamais poser la question auparavant, jusqu a ce que mon chéri me demande « mais pourquoi tu te mets à dans le noir pour t isoler avec de la musique  » et ma réponse ete très simple « parce que j en ai besoin » il m arrivait de lui demander de sortir de la chambre afin que je puisse avoir une petite heure a moi avec la musique je me plonge alors effectivement dans le noir et je met en boucle la même playlist qui déclenche sans attendre ses rêves compulsifs . Dans ses rêves comme pour vous tous je suis un peu l héroïne , il y a des choses très concrètes inspiré de ma vie reel des personnes que je côtoie s y trouve aussi et d autre tiré de la fiction pure et simple. De ces rêves je ressens des émotions, il m arrive parfois de basculer d avant en arrière, au début je pensais comme vous avoir une pathologie sous-jacente telle que la schizophrénie ou encore meme une forme d autisme car ce que je fais maintenant je le faisais déjà il y a 10 ans de cela, sauf que je passais mon temps sur la balançoire avec de la musique jsuqu a l age de 17 ans à la grande incompréhension de certain de voir une ado passer sa journée sur la balançoire et qui se moquait un peu mais si ils avaient su le bien que cela me procurait. cest que je me rends bien compte et fait bien la distinction du monde réel et de mon monde imaginatif, il m est déjà arriver qu un rêve soi si puissant qu il s’est imposé à moi alors même que mon cerveau été occupé puisque je travaillais , mais même si mes gestes pouvais laisser croire que je suis présente mon esprit lui etait dans ce rêve alors même que je prenais soin d une personne étant aidé soignante à l epoque. Mes capacités à réfléchir ne sont pas forcément affectées pour vous dire je passe ma licence dans 1 mois pour devenir infirmière et je suis sur la bonne voie pour obtenir mon diplôme avec mention, j ai parfois même l impression que ces rêves me donne la capacité de croire que j en suis capable et de ce fait une fois dans la vie reel j’utilise tout mon potentiel. Bien que jai parfois du mal a assimiler certaines choses la mémoire me permet de retenir mes cours très rapidement. Je me dis si dans 1h j ai retenu ma leçon je pourrais me plonger dans un rêve alors ca me motive et j apprend tout par cœur. Vous verrez aussi dans mon écriture que je suis dyslexique jai appris à écrire mais je n ai pas assimiler certaines règles.
    Souvent après un rêve je suis épuisé, je suis aussi parfois en sueur comme si je venais de faire un gros effort alors que non j etais assise au milieu du lit dans le noir avec de la musique.
    Je viens tout juste d annoncer à mon chéri que jai enfin trouver pourquoi j agis ainsi , et il est la seule personne à qui je me suis confié, il ma soutient et vois ca plutôt comme étant une capacité d avoir une imagination que certaines personnes ne peuvent avoir , et me propose même de rédiger mes rêves dans un livre si cela peut m aider. Jai commencé et il se trouve que mon chéri est mon premier fan (il corrige aussi toute mes fautes d d’orthographe et grammaire lol)

    Donc voilà je voulais témoigner et je me sens rassurer de voir que non je ne suis pas folle je ne me met pas a halluciner ou entendre des voix , et de nombreuses personnes comme moi on cette capacité extra ordinaire d avoir une imagination élargie 🙂

  47. Rose
    Rose says:

    Bonjour,
    Je suis tombée sur cet article alors que j’étais justement à la recherche de solutions pour traiter ce problème de rêverie récurrente. C’est dommage que si peu de professionnels en parlent en France (merci Mathilde pour ce partage). Cela ne fait que quelques mois que j’ai découvert que ce que je vivais était documentée et que d’autres rencontraient les mêmes problématiques. Comme les autres cela a commencé très tôt, en primaire, personnellement je rêvais plutôt pour compenser l’ennui que je ressentais à l’école et le décalage avec les autres. J’arrivais néanmoins à mener de front les deux, la vie réelle et la vie imaginaire qui m’aidait à pallier ce que je vivais dans la vie réelle. J’ai même utilisé cette partie créative pour développer une activité artistique. Néanmoins aujourd’hui c’est devenu un vrai problème car cela impacte ma vie professionnelle et je m’en veux de ne pas réussir à avancer mes projets professionnels à cause de ça. Je n’arrive pas du tout à contrôler car je crois que j’ai cette habitude depuis trop longtemps. Après en parallèle, j’ai découvert que j’étais HP/EIP. Je m’interroge sur le lien possible entre les deux ? J’ai lu qu’il pouvait y avoir deux solutions pour limiter ou contrôler ces rêves : se faire prescrire des antidépresseurs pour traitements liés au Tocs ou la méditation pleine conscience. J’aurais bien testé les premiers, mais je ne sais pas vers qui m’orienter pour demander. Comment trouver un spécialiste pour en parler? Quelle catégorie de psychologue serait plus à même de proposer une écoute bienveillante et des solutions?

  48. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Rose, merci beaucoup pour votre témoignage.
    En effet, cela est difficile de trouver le bon interlocuteur. A priori, tous les psychologues devraient être à même d’en parler avec vous et de vous aider. Cependant, cela est encore bien méconnu. L’idée est de trouver un psychologue en qui vous faites confiance et à l’aise car la relation thérapeutique est le plus important avant les outils en eux mêmes. Vous pouvez lui parler des rêveries compulsives et voir s’il est à l’écoute, curieux d’apprendre s’il ne connaît pas. Les Thérapies Cognitives et Comportementales peuvent être une approche interessante. Mais vous pouvez aussi vous tourner vers la sophrologie, la méditation etc si cela vous parle davantage. Tenez moi au courant par mail. Belle continuation à vous.

  49. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Merci beaucoup Elodie pour votre témoignage très touchant et émouvant. Que c’est bon d’avoir un partenaire de vie qui vous comprend, vous écoute et vous soutiens ! Si en plus il corrige vos fautes.. c’est une pépite 😀
    En effet, mettre un mot dessus, comprendre et ne pas se sentir seule, ni folle fait tellement de bien. Il y a aussi de belles choses positives qui en ressortent et de savoir les utiliser, en faire quelque chose peut être très thérapeutique. Au plaisir de lire vos nouvelles 😀
    Belle continuation.

  50. Lucidia
    Lucidia says:

    Bonjour,

    J’ai 22 ans et je souffre de rêverie compulsive. Enfin.. souffre. C’est positif et négatif en même temps.

    Depuis toute petite j’ai toujours adorer les jeux de rôles. Jouer à être un chevalier, ou une princesse. Ect. Mais ma grande sœur était trop vielle et mon petit frère n’aimait pas. Donc j’avais prit l’habitude de jouer seule et je pense que c’est la que j’ai commencer à faire mes rêveries.

    Maintenant, c’est pire. Suite à une évènement dans ma vie. Je me suis isoler et je vis au crochet de mon conjoint. Je passe la journée à la maison et je rêve tout le temps. Ma vie actuelle ne me va pas. J’ai peur des gens, j’ai peur de travailler. Alors je préfère ne rien faire et vivre dans mon monde.

    Je vais commencer une thérapie TCC mais j’ai terriblement peur d’en parler à la psychiatre. Vu que c’est très peu connu j’ai pas envie qu’elle pense que je suis schizophrène ou je ne sais quoi.

    Après.. je ne suis pas sure que j’ai envie d’effacer se trouble. Parce que je l’utilise pour inventer des histoires que j’essaye d’utiliser en comic. Mais évidemment.. je n’arrive plus à dessiner à cause du stress.

    Mais j’aimerais au moins pouvoir controller mes rêverie compulsive.. et en faite seulement quand je veux travailler les histoires. Et non pas en faire tout le temps au lieu de dessiner, de faire le ménage, ou quoi que ce soit d’autre.

    Alors voilà mon témoignage. Comme dis plus haut. C’est handicapant, mais en même temps. J’en ai besoin. Alors je suis perdue. Je verrais bien ce que le dira la psychiatre…

  51. Emma
    Emma says:

    Bonjour,
    J’avais déjà posté un message il y a quelque temps maintenant mais j’ai ressenti l’envie de revenir.
    J’ai l’impression que les reveries envahissent mon cerveau. Avant je n’avais pas trop de problème à séparer la vie réelle des rêves mais depuis que je suis rentrée au lycée j’ai l’impression que tout m’échappe. Je n’ai plus envie de rien, je suis tout le temps mélancolique, j’évite les sorties avec mes amies et pour tout vous dire je crois que j’ai été soulagée qu’il y ai le confinement pour pouvoir éviter l’école. Plus l’heure de l’orientation approche et plus je me réfugie dans les rêves pour ne pas avoir à affronter la réalité en adulte. Il y a quelque temps à une soirée chez une amie, j’ai fait une sorte de crise de panique, il y a avait trop de monde, la musique était trop forte, je ne pouvais pas rêver tranquillement et j’ai paniqué. A mes amis et mes parents j’ai dis que j’étais fatiguée. A chaque fois que je veux en parler je me bloque et je fais marche arrière et c’est pareil dès que je dois m’affirmer. Je me réfugie toujours dans les rêves et ça commence à me peser même si je ne peux pas m’arrêter.
    J’aimerai vraiment voir un psychologue ou quelqu’un pour en parler mais je manque de courage.
    Voilà désolé pour ce pavé et merci Mathilde Depaulis pour avoir créer ce forum qui nous permet de nous exprimer en toute liberté.
    Emma.

  52. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Emma, merci pour ton message et ton partage. Je comprends que tu sois fatiguée, épuisée. Tu as déjà pu trouver un mot de part ta curiosité, c’est une étape ! Maintenant, en parler, de soulager, être compris pourrait en effet te faire beaucoup de bien. N’hésites pas à m’envoyer un mail afin que je t’aide un trouver un praticien qui pourrait te convenir.

  53. MathildeDepaulis
    MathildeDepaulis says:

    Bonjour Lynda, merci beaucoup pour ton partage. En effet, il y a une ambivalence dont tu es totalement consciente.
    Comment s’est passé ton rdv avec la psychiatre ? As-tu pu lui dire et si oui, comment a-t-elle réagi ?

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