Je médite, tu médites, nous méditons …

 

 

Qui n’a pas entendu parler de la méditation ces dernières années ? C’est comme si cela était une obligation « Quoi ! Tu ne médites pas ? ». Peut-être qu’en tant que psychologue certains s’imaginent que j’ai tous mes chakras ouverts et que je médite tous les matins. Que je suis en symbiose parfaite avec moi, mon corps, mon esprit. Et bien non !

Je vous livre à travers cet article mes réflexions, mon expérience.

 

 

C’est quoi la méditation ?

 

Le Larousse propose comme définition « Action de réfléchir, de penser profondément à un sujet, à la réalisation de quelque chose ».

 

Il y a en réalité plusieurs manières de méditer, dont voici les 4 techniques principales :

  • la méditation vipassana
  • la méditation transcendantale
  • la méditation Zen
  • la méditation en pleine conscience

 

Je vous parlerai ici de méditation en pleine conscience (mindfulness en anglais).

 

Pour Christophe André (psychiatre et psychothérapeute) il met en avant la méditation de pleine conscience en disant que c’est « être pleinement conscient de l’instant et de ses sensations, pensées et émotions. » Ceci se joint à ce que propose Fabrice Midal  « Méditer ne consiste pas à être « conscient », mais à toucher un sens de présence avec l’entièreté de son être, avec son corps, avec son cœur, avec ses émotions, comme avec son esprit, en étant ainsi ancré dans le monde.

Méditer n’est pas réfléchir, mais sentir»

 

 

Vivre en pleine conscience ?

 

Je suis actuellement en train de lire Foutez-vous la paix de Fabrice Midal (Philosophe et écrivain, l’un des principaux enseignants de la méditation en France). Je vous recommande chaudement cette lecture car elle fait du bien ! Elle déculpabilise.

 

Quand j’étais petite, je détestais les moments de détente et de méditation. Je me disais « Allez c’est parti le prof va prendre sa petite voix et va nous demander de nous imaginer au bord de la plage ! D’où décide-t-il ce que je veux être au bord de la plage ?! » Je n’avais alors aucune envie de me détendre et je riais des autres qui suivaient comme des moutons. Je trouvais alors mon occupation et ma gratitude dans « ne pas faire comme les autres ». Je laissais aller mes pensées et imaginais ce que je souhaitais. On ne peut pas dire que j’étais une rebelle, loin de là. Cependant, je n’appréciais pas ces moments de pauses et de détentes.

Plus tard, pendant mes études de psychologie, j’ai souhaité essayer par moi-même, mais je me sentais jouer un rôle, mettre un costume qui n’était pas le mien. En effet, j’étais dans mon salon, jambes croisées, les mains sur mes genoux à respirer profondément. Je cherchais le vide dans mes pensées … bien sûr il y avait tout SAUF le vide ! J’ai alors mis la méditation de côté. Ce n’est que quelques années plus tard que j’y suis revenue en ne me donnant aucune obligation : je vais l’adapter à moi. A ce qu’il me plaît. J’ai alors lu Christophe André, Méditer jour après jour, et puis j’ai essayé l’application Petit Bambou.

 

Cependant, cela n’est jamais devenu une routine, mais davantage des expériences qui tenaient de quelques semaines à maximum quelques mois. Avec du recul, je dirais que ce qui m’a le plus rapproché de la méditation dans le sens « d’être en pleine présence » c’est la psychologie positive et plus précisément l’exercice des 3 kifs par jour présenté par Florence Servan Schreiber. L’idée est de noter 3 plaisirs, petits et/ou grands, que nous avons vécus dans la journée. Par exemple, l’odeur du café, le sourire d’un inconnu, le message d’une amie, etc. Cet exercice m’a permis de réaliser ce qui me faisait plaisir et surtout d’en prendre conscience au moment même où je les réalisais et c’est là que la magie opère :

Mon corps sécrète alors de la dopamine et de la sérotonine, les hormones du bonheur.

De façon plus large, cela m’a permis d’être davantage à l’écoute de moi-même, de mes émotions, de mes pensées. Je précise que cela a mis du temps à s’installer, sans jamais avoir le but de « méditer », mais davantage d’être bien avec moi-même. D’accepter quand je suis stressée, quand j’ai peur, d’accepter mes pensées, mes images, etc.

 

Le surf m’a d’ailleurs également aidée car quand je suis sur ma planche, au large, dans ce si bel élément qu’est l’océan, je ressens un bonheur intense et j’en prends conscience ! Je suis présente à ce que je fais, ce que je vis, ce que je me dis. Plusieurs études mettent d’ailleurs en avant la méditation dans le surf.

 

Que ce soit la méditation ou d’autres outils thérapeutiques, l’idée n’est pas de faire comme tout le monde, de devenir un cliché et de bien faire tout de suite ! Personnellement, je me dis que j’ai encore looooonnnggteeempppss pour faire évoluer ma pleine conscience et peut-être qui sait qu’un jour j’aurai mon coussin de méditation et que je m’y installerai tous les matins à méditer des heures avec de l’encens et une figurine de Bouddha à mes côtés.

 

L’idée est peut être d’enclencher sa « bonne amie », son « bon pote » comme je le dis souvent lors de mes consultations. Au lieu de toujours enclencher notre « ennemie », le « petit démon » qui nous dis « tu es nul » « pfff c’est pas comme ça », « tu n’y arrives pas du tout ! ». Pourquoi ne pas se dire « ok, j’essaie. Au pire, que se passe-t-il ? » Le but premier de la méditation est de prendre du temps pour soi, d’écouter nos ressentis, d’accepter nos pensées, nos émotions, en prendre conscience… l’idée est donc de se faire du BIEN !

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Aller plus loin

Méditer, jour après jour de Christophe André

Foutez-vous la paix de Fabrice Midal

Hors Série Psychologie magazine mars 2017

 

Petit Bambou

Mind

Body Booster

 

Méditation pour les enfants

 

 

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Sources images: www.enpratique.net/comment-mediter et https://pixabay.com, https://nootriment.com/
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