Des contes … pour faire réfléchir !

Le poids d’un flocon de neige

La colombe réfléchit un peu et répond :

– Il me semble que cela ne pèse pas. Il vole et flotte dans l’air. Il pèse moins que rien.

– Et bien Colombe, je vais te raconter une histoire.

Il y a quelques jours, j’étais sur la branche du sapin que tu aperçois là-bas quand il a commencé à neiger. Tout doucement. Une petite neige tranquille, sans bruit et sans vent. Juste un éblouissement.

C’était tellement beau que je me suis mise à compter les flocons qui se posaient sur la branche où je me trouvais. J’en ai compté 751 876.

Oui, tu as bien entendu ! Je commençais à m’embrouiller un peu dans ce compte mais je me rappelle parfaitement avoir compté 751 876 flocons de neige. Tu te rends compte ? Et quand le 751 877 ème flocon est tombé sur la branche, même si ça ne pèse pas, même s’il était plus léger que l’air qui le poussait vers moi, une chose extraordinaire s’est passé : la branche sur laquelle j’étais posée s’est cassée !

La colombe réfléchit :

Finalement peut-être ne manque-t-il que le geste d’une personne pour que le monde bascule, pour que bien des choses changent et pour que les gens vivent mieux et plus heureux ?

Vous êtes vous déjà demandé quel était le poids de votre optimisme ? de vos sourires ? de la joie de vivre que vous partagez avec les autres ?

Celui d’un flocon de neige bien sûr, c’est-à-dire presque rien. Et pourtant !

Pensez à ce 751 877e flocon ! A celui qui a tout changé !

Pris isolément nos gestes, nos sourires, nos actes de compassion ont un poids bien dérisoire. Mais mis bout à bout, ils peuvent changer le monde…

Auteur Inconnu

Le cercle de la joie

Une vieille histoire raconte qu’un jour, un paysan frappa à la porte d’un monastère. Quand le frère portier ouvrit la porte, le paysan lui tendit une magnifique grappe de raisin.

– « Frère, voici la plus belle grappe de raisin de ma vigne. Je suis venu pour te l’offrir.

–  Merci ! Je vais immédiatement l’apporter à notre abbé. Il sera comblé par ce cadeau.

–  Non,  je l’ai apportée pour toi. A chaque fois que je frappe à la porte, c’est toi qui m’ouvre. Quand j’ai eu besoin d’aide parce que ma récolte avait été dévastée par la sécheresse, tu m’as donné un morceau de pain et un verre de vin tous les jours.

Le moine prit les raisins et passa la matinée entière à les admirer. Puis il décida de les offrir à l’abbé qui l’avait toujours encouragé par sa grande sagesse.

L’abbé se réjouit de recevoir les raisins en cadeau, mais il se rappela qu’un frère était malade au monastère et il pensa :

–  « Je vais lui offrir les raisins. Qui sait, cela apportera peut-être un peu de joie dans sa vie ».

Et il le fit. Mais les raisins ne restèrent pas longtemps dans la cellule du moine malade car ce dernier réfléchit.

« Le cuisinier s’occupe de moi depuis si longtemps, il me donne à chaque fois les meilleurs morceaux. Je suis sûr que les raisins lui feront plaisir. »

Le cuisinier fut émerveillé par la beauté des grains de raisin. Si parfaits, que personne ne pourrait les apprécier mieux que le sacristain ; beaucoup au monastère le considérait comme un saint homme, et il serait le plus à même de rendre grâce pour cette merveille de la nature.

Le sacristain, à son tour, offrit la grappe de raisin au plus jeune des novices pour qu’il puisse apprécier l’œuvre de Dieu dans les plus petits détails de la création. Quand le novice la reçut, il se rappela de la première fois où il était entré dans ce monastère, et du moine qui avait ouvert les portes pour lui. Ce fut le geste qui lui avait permis de rejoindre cette communauté de personnes qui savaient reconnaître les merveilles de la vie.

Alors, juste avant la tombée de la nuit, il prit la grappe de raisin et l’apporta au Frère Portier.

–  « Mange-les et régale-toi, lui dit-il. Tu passes la plupart de ton temps ici, tout seul, et ces grappes de raisin te rendront très heureux ».

Le moine comprit que le cadeau lui était vraiment destiné, et il goûta chaque grain de raisin un à un, avant de s’endormir d’un sommeil heureux.

Ainsi la boucle était bouclée ; le cercle du bonheur et de la joie qui brille toujours autour des personnes généreuses.

Auteur Anonyme

La boutique de Dieu. Vos souhaits exaucés

Un jour, en se promenant absorbé dans ses pensées, un jeune homme se retrouve dans un quartier inconnu.
Désemparé, il cherche son chemin, mais il n’y a personne dans la rue pour le guider ou le renseigner.
C’est étrange, se dit-il.
Tout à coup, il tombe en arrêt devant une vitrine :

« LA BOUTIQUE DE DIEU, VOS SOUHAITS EXAUCÉS »

Intrigué, il entre dans la boutique, lumineuse, très joliment décorée, et voit un ange immaculé derrière le comptoir.

Il s’approche du comptoir, et l’ange lui adresse la parole :

– Bonjour, je peux répondre à tous vos souhaits. Que désirez-vous ? lui demande l’ange.

– Eh bien, je voudrais faire une belle carrière…

L’ange note son souhait avec une plume d’oie dans un joli carnet en cuir fauve, et dit :

– Et avec ça ?

– Heu… une femme charmante, et aussi une grande maison avec un jardin…

L’ange prend scrupuleusement note.

L’homme continue :

– Et puis j’aimerais aussi savoir jouer du piano…

…et avoir la main verte.

Face à l’ange, il exprime tous ses souhaits, ce qu’il n’avait jamais fait aussi ouvertement jusqu’alors.

L’ange note toujours avec beaucoup de patience et, à la fin, dit :

– Parfait. Je vais vous chercher tout cela. Je n’en ai pas pour longtemps.

Le jeune homme attend un moment.

Enfin, l’ange revient et lui remet un tout petit sac en satin blanc, fermé par un ruban.

L’homme s’étonne :

– Tout ce que j’ai demandé est là-dedans ?

– Oui, bien sûr, dit l’ange, mais Dieu ne donne que les graines.
Maintenant, c’est à vous de les cultiver.

D’après François Delivré

L’histoire du pauvre paysan chinois et de son cheval blanc

Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :

– « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :

– « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel Malheur ! »

Le paysan se montra plus circonspect :

– « N’exagérons rien dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra ? »

Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau :

– « Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction. »

– « Je n’irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ? »

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :

– »Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »

– « Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »

Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

– « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.  »

« Je vous en prie, » répondit le paysan, « ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »

Nous avons tous un cheval blanc mais veut-il nous conduire quelque part où simplement nous apprendre à voyager ?

Sagesse de Lao Tseu

Le petit pot fêlé

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui, avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau : « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »

La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »
Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes à trouver ce qui est bon en chacun de nous…

Le Crédo des optimistes

Promettez-vous :

– D’être si fort que rien ne peut perturber votre paix intérieure.

– De parler de santé, de bonheur et de prospérité à chaque personne à laquelle vous parlez.

– D’aider chacun de vos amis à sentir ce qu’ils ont comme potentiel en eux et combien le fait de les connaître fait une différence dans votre vie.

– De regarder le côté ensoleillé de chaque chose et de transformer votre optimisme en action.

– De penser seulement ce qu’il y a de meilleur, de travailler seulement pour le meilleur, et de vous attendre au meilleur.

– D’être aussi enthousiasmé par le succès des autres que par le vôtre.

– D’oublier les erreurs passées et de penser au réussites futures.

– D’être toujours chaleureux et de sourire à toutes les créatures vivantes que vous croisez.

– De tellement vous consacrer à votre développement personnel qu’il ne vous reste plus de temps pour critiquer les autres.

– D’être trop serein pour vous faire du souci, trop noble pour être en colère, trop fort pour avoir peur, trop généreux pour en vouloir à qui que ce soit, et trop heureux pour considérer comme “problèmes” les obstacles que vous saurez contourner. »

Le Crédo de l’Optimiste a été publié pour la première fois en 1912 dans un ouvrage de Christian D. Larson intitulé « Your Forces and how to use them ». (« Vos forces et comment les utiliser »).

Les deux loups

Un vieil homme veut apprendre à son petit-fils ce qu’est la vie.
« En chacun de nous, il y a un combat intérieur » dit-il au jeune garçon. « C’est un combat jusqu’à la mort et il se tient entre deux loups. »
« Le premier est ténébreux. Il est la colère, l’envie, le chagrin, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l’infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l’égo. »
« Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »
Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : « Quel est le loup qui gagne ? »
Le vieil homme sourit et lui répond : « Celui que tu nourris. »

Conte traditionnel Cherokee

Amuse-toi maintenant : tu perds à un jeu de société. Est-ce positif ou négatif?

– Essaye de trouver le côté positif de la situation. Cherche bien, il y a en toujours un! Je te donne la réponse? La voici : Perdre t’apprend le détachement ! Tu apprends à rester content malgré la situation, à aimer voir les autres gagner. Perdre te renforce en quelque sorte, et t’apprend la persévérance car tu rejoues après sans te laisser déstabiliser. Ainsi, si un jour tu rates un projet, tu seras quand même stable, car tu sais que tu peux perdre mais aussi gagner à nouveau ensuite.
– Et gagner tout le temps, est-ce positif ou négatif? On pourrait penser que c’est positif, et on pourrait l’admirer. Mais là encore il y a une autre façon de voir la situation : celui qui gagne tout le temps n’a pas appris à perdre. Il n’en a pas l’habitude. Il pourrait bien devenir très déprimé s’il se met à perdre un jour, et peut-être même qu’il n’osera plus jouer de peur de perdre. Il pourrait aussi devenir prétentieux et penser qu’il est supérieur aux autres. Et dans la vie, s’il échoue dans un projet, il pourrait ne pas arriver à retrouver confiance et baisser les bras.

Alors est-ce si négatif que cela de perdre ?

La Course de Grenouilles

Un petit conte nous dit fort joliment que nous pouvons, voire nous devons ! être sourd(e) aux remarques et avis des autres…

Crois en tes rêves !
Il était une fois une course … de grenouilles
L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.
La course commença.
En fait, les gens ne croyaient probablement pas possible que les grenouilles puissent atteindre la cime, et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
« Quelle peine !!!
Elles n’y arriveront jamais ! »
Les grenouilles commencèrent à se résigner, sauf une qui continua de grimper avec fougue et enthousiasme et les gens continuaient :
« … Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais !… »
Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf toujours la même grenouille qui continuait à insister.
A la fin, toutes se désistèrent, sauf cette grenouille qui, seule et avec un énorme effort, atteignait le haut de la cime. Les autres voulurent savoir comment elle avait fait.
L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.
Et découvrit qu’elle… était sourde !
Auteur inconnu.

En résumé :
…N’écoutez pas les personnes qui ont la mauvaise habitude d’être négatives… car elles volent les meilleurs espoirs de votre coeur !

Sources: http://www.lhibiscus.fr/La-course-de-grenouilles-conte